Ephémérides : 27 avril

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1656. Au Conseil de la Compagnie, Monsieur Vincent dit : « Il faut que la Compagnie fasse état d’aimer le mépris » et Mademoiselle de demander à notre Très Honoré Père, comment faire : « Il n’y en a point d’autre que de s’humilier. L’art d’aimer Dieu c’est de l’aimer ; tout de même, l’art d’acquérir l’humilité, c’est déjà s’humilier : et tant plus on sera avant dans cette pratique, on ressemblera davantage à Notre-Seigneur. Oui, mes Soeurs, il est certain que tant plus on sera méprisé, pauvre et humilié, tant plus ressemblera-t-on au Fils de Dieu, lequel a tant aimé le mépris et la pauvreté qu’il n’avait point de maison à Lui lorsqu’il était au monde. Or, si on ne peut pas l’imiter en cela, au moins faut-il essayer de lui ressembler n’ayant que le nécessaire”. (R)

1659. Se tient à la Grande Maison la conférence sur les vertus de Soeur Angiboust, décédée « à l’Hôtel-Dieu de Châteaudun où elle servait les malades ». « Elle fut reçue en la Compagnie par Mademoiselle Legras, Notre Très Honorée Mère, le premier jour de juillet 1634. Elle fit les premiers voeux perpétuels avec Mademoiselle et les trois premières Soeurs qui les firent en la Compagnie le 25 mars 1642 ». Et Mademoiselle témoigne : « Je ne l’ai jamais vue répugner à rien… quand elle m’écrivait elle souscrivait « Barbe d’orgueilleuse »… Elle avait grand support pour les Soeurs avec qui elle était… Je ne l’ai jamais vue se détourner de ses résolutions. Elle aimait fort tendrement la Compagnie et avait grande douleur quand elle savait quelque chose qui n’était pas bien… Nous vous confirmons qu’elle est morte en Dieu » ont écrit celles qui l’ont assistée.(R)

1830. À Paris , la neuvaine ordonnée par Mgr de Quélen en vue de marquer les fêtes de la Translation, connaît un beau succès. Le nombre des pèlerins augmente chaque jour. Dès quatre heures du matin, des fidèles attendent l’ouverture de la chapelle, et l’affluence dure jusqu’à sept heures du soir. Nul ne veut se retirer sans avoir fait toucher aux reliques un ou plusieurs objets. Des messes sont célébrées sans interruption depuis quatre heures du matin jusqu’à midi. Chaque jour un évêque officie pontificalement et dans l’après-midi un panégyrique est prononcé. En la personne des prélats qui célèbrent, les diocèses de Bayeux, Châlons, Moulins , Tulle, Nancy, Belley , ajoutent ainsi leur nommage à celui que Paris fait déferler autour de la châsse (1).

1916. À Alitiéna, en Ethiopie, Abba Tesfa Sélassié entre dans la Congrégation. Il est prêtre depuis 1897, et, comme curé de Messerrah, puis d’Alitiéna , il a montré déjà qu’aucun sacrifice, qu’aucune privation ne peut entamer son ardeur apostolique. Tout enfant, il a entendu parler de l’école tenue par les Lazaristes à Alitiéna. Il s’y rend ; mais son père, schismatique et chef tout-puissant d’Iddagheda, l’en fait sortir et le fouette jusqu’au sang. A peine échappé des mains paternelles, le garçon retourne à Alitiéna et exprime son désir de devenir catholique. Il lui faudra attendre la mort de son père pour pouvoir entrer dans l’Église romaine et faire ses études au séminaire de Kéren alors dirigé par les confrères. Devenu fils de saint Vincent, Abba Tesfa Sélassié, reçoit en héritage toute l’Ethiopie et il y joue un rôle bienfaisant pour les missions catholiques dont il se fait le défenseur auprès des chefs locaux. Sa longue vie s’embellira d’édifiants épisodes et son activité sera féconde, surtout dans le Choa, où il passera quarante années. Le 17 avril 1948, on le trouvera mort dans sa chambre, alors que sa dernière soirée aura encore été employée à confesser (2).

1941. À Rome, mort de M. Giuseppe Angiuli, procureur de la Maison Internationale. Né dans le Sud de l’Italie, il vint, ne connaissant pas un mot de français, faire toutes ses études en France, au Berceau et à Dax, où il fut ordonné prêtre, le 17 juillet 1910. Sa franchise et sa cordialité, en même temps que son zèle et sa piété équilibrés ont fait de lui à Salonique, à Alger, où il fut missionnaire pendant quatorze ans, et à Rome où il se dévouait depuis 1932, un très sympathique et très apostolique fils de saint Vincent (3).

1) Vandamme, Le corps de saint Vincent de Paul , pp. 123-129.
2) Annales , t. 112-113, pp. 345-346.
3) Ibid ., t. 106-107, pp. 445-449.

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