Ephémérides: 26 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1636, Saint Vincent demande à Sœur Marie-Denyse d’aller chez la Duchesse d’Aiguillon. Elle s’en défend disant qu’elle est venue pour le service des Pauvres. Barbe Angiboust et plus tard une de nos Sœurs de Pologne en feront autant et cette dernière vis-à-vis de la Reine. Saint Vincent s’en félicitera et les citera en exemple de fidélité à la vocation.(R)

En 1649, mort à Madagascar de M. Gondrée.(R)

En 1844, de Paris, M. Etienne qui mène de front la réanimation des Fils et des Filles de saint Vincent, adresse aux Prêtres de la Mission une circulaire où il fait appel à la bonne volonté pour la prédication des retraites aux Sœurs. Rappelant que la petite Compagnie est chargée de la direction des Filles de la Charité, le supérieur général déclare : « Il ne nous est pas permis d’envisager comme une œuvre de surérogation les soins que nous donnons à la Compagnie des Filles de la Charité. » Et M. Etienne donne des règles sûres pour que le dévouement à cette œuvre aboutisse à d’heureux résultats (1).

En 1938, au Berceau de Saint-Vincent de Paul, dans le cimetière paroissial, une tombe se ferme, que va dominer une croix portant ces simples mots : « Monsieur Degland ». Pas de date. Pas la moindre indication biographique. Rien ne pouvait mieux exprimer l’âme de M. Etienne-Philippe Degland qui, au cours de sa vie de soixante-treize ans, comme dans sa mort, survenue le 24 mai 1938, a cherché le plus complet effacement. Il n’a jamais fait de confidence sur lui- même, ni à un ami, ni à une feuille de papier. Et son portrait moral n’a pu être dégagé que des souvenirs de ceux qui l’ont vu vivre. Tous leurs témoignages concordent : « Par une inflexible surveillance sur lui-même et par son attachement indéfectible aux choses les plus communes, par son égalité d’humeur, par sa bonté sans à-coups, par son esprit de justice que tempérait une modération toujours maîtresse d’elle-même, M. Degland s’est imposé, pendant quarante-quatre ans, aux élèves et a suscité, chez les professeurs et les étrangers, un respect silencieux. » En 1894, lorsque, jeune prêtre, il arrive au Berceau, il est chargé de la classe de rhétorique. Quand au bout d’une dizaine d’années, on lui demande, à l’improviste, de laisser les lettres pour enseigner mathématiques et sciences, il accepte sans rien dire, comme il acceptera de quitter, puis de reprendre les classes de sciences pour lesquelles il avait une compétence non pas ordinaire, mais la compétence d’un savant doublé d’un bon pédagogue. Il a d’ailleurs constitué de magnifiques collections de coléoptères et de papillons, collections qui font honneur à son maître, Armand David. M. Degland a même pu fournir une pièce au Muséum de Bordeaux qui ne la possédait pas encore. Chargé depuis 1921 de l’aumônerie du Berceau, M. Degland apporta dans son service des orphelins et des orphelines.la même conscience méthodique qu’il avait déployée dans son travail de professeur. Avec M. Serpette et M. Praneuf, M. Degland constitue cette trinité humaine à laquelle le Berceau doit son attachante physionomie (2).

En 1944, cinq de nos Sœurs sont victimes du bombardement au milieu de leurs malades à l’Hôpital des Mineures de Saint-Etienne.(R)

En 1967, une circulaire du Supérieur Général annonce que la Vice-Province de Santo Domingo est érigée en Province.(R)

En 1967, une circulaire du Supérieur Général annonce que les Maisons de Bolivie vont former une Province dans ce pays. Les premières Filles de la Charité y étaient arrivées en 1883, à La Paz. (R)

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(1) Rosset : Vie de M. Etienne, pp. 204-206.
(2) Annales, t. 110-111, pp. 78-117, et pp. 270-316.

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