Ephémérides: 25 novembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1921. À Paris, en la chapelle des Filles de la Charité, rue du Bac, Mgr Chesnelong, archevêque de Sens, consacre le maître-autel… La dernière visite canonique a révélé que, dans le sanctuaire marial, les prescriptions de la liturgie ont été violées : en effet, alors que dans toute église l’autel majeur doit être consacré avant tout autre autel mineur, l’autel dédié à la bienheureuse Louise de Marillac l’a été en 1920… D’autre part, le maître-autel, dans l’état où il se trouvait jusqu’alors, ne pouvait pas recevoir la consécration : les deux blocs de marbre donnés par Napoléon III n’ayant pas suffi pour l’exécution complète de l’autel. sa table n’était qu’un assemblage de planches auxquelles le temps avait d’ailleurs infligé de sérieuses altérations. Un don généreux vient de rendre possible le remplacement du bois par du marbre… Devant les deux Communautés rassemblées, Mgr Chnesnelong qui, par sa digne sœur, Fille de la Charité, est bien de la famille, est tout heureux de mettre fin à l’état de contravention liturgique dans lequel se trouvait le sanctuaire marial. A la fin de l’imposante cérémonie qui a commencé à sept heures du matin, l’archevêque de Sens se plaît à déclarer, dans une touchante allocution, que son nom scellé dans le maître-autel de l’Immaculée, lui donne droit à la perpétuelle reconnaissance des Filles de la Charité (1).

1928. Tandis que le transsibérien qui l’amène en Europe, passe en gare de Novosibirk, Mgr Joseph Fabrègues, coadjuteur de Pékin, rend le dernier soupir. Pour une fois, heureusement, l’évêque a un compagnon, M. Alphonse Hubrecht. A ce dernier la police russe fera quelques difficultés en gare d’Omsk ; mais, sur l’intervention de l’ambassade de France, le prélat pourra être enseveli à Omsk où se trouve une église catholique… Le vicariat apostolique de Pékin mettait tous ses espoirs en Mgr Fabrègues dont les forces physiques semblaient lui assurer encore un long temps de labeur. De plus, son passé missionnaire était beau. Arrivé en Chine, dès 1896, année de son ordination, Joseph Fabrègues, né à Montpellier en 1872, avait tout de suite montré des qualités peu communes. Aussi, dès 1905, il était chargé de l’important district de Pao-ting-fou, dont il devenait, cinq ans plus tard, le premier vicaire apostolique. En 1920. il se fit auprès des catholiques de France l’inlassable mendiant pour ses Chinois qu’affamaient tour à tour les inondation et la sécheresse. Une autre activité du coadjuteur de Mgr Jarlin mérite d’être citée : c’est, à Pékin, la construction d’un collège pour des centaines de jeunes filles. Mgr Fabrègues eut la joie, peu de temps avant sa mort, d’inaugurer l’œuvre à laquelle, depuis deux ans, il avait voué son zèle (2).

1937. Le Séminaire des Lazaristes de Kashing arrive à Shanghai après dix jours de voyage par Hanghow et Ning-Po. Les Sœurs sont parties elles aussi en barques de cette ville avec des enfants et des infirmes conduites par Mgr Faveau et deux missionnaires. A Kashing, 80 enfants avaient été écrasées dans un abri et deux Sœurs blessées. Les survivantes se sont réfugiées à Tso-fou-pang, admirablement reçues par les chrétiens. A Shuntenfu, une bande de brigands a voulu forcer la Maison des Sœurs polonaises. Celles-ci se sont alignées les unes à côté des autres, et stupéfaits, les brigands les ont laissées et sont repartis. (R)

1952. Au Berceau de Saint-Vincent-de-Paul, mort de M. Théobald Lalanne. (Voir au 28 nov)

1) Annales, t. 87, pp 14-17.
2) Annales, t. 91, pp. 375-379.

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