Ephémérides : 22 août

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1628. À Rome, au Quirinal, en présence du Pape Urbain VIII, la Congrégation de la Propagande, en séance plénière, rejette la première supplique que Monsieur Vincent lui a adressée pour obtenir l’approbation de la petite Compagnie. Les observations du rapporteur, le cardinal Bentivolio, oint été plus puissantes que les recommandations pressantes de personnages haut placés. Tout ce que la Propagande est disposée à reconnaître, c’est une société de vingt à vingt-cinq membres, qui ne serait ni congrégation, ni confrérie, qui bornerait son action à la France et travaillerait sous l’autorité des Ordinaires… Mais l’illustrissime cardinal Bentivolio va bientôt apprendre à connaître ce qu’est la finesse gasconne quand elle s’appuie sur l’obstination d’un saint de la taille de Monsieur Vincent (1) !

1645. Louise de Marillac signe le contrat d’installation des trois premières Filles de la Charité à l’hôpital de Saint-Denis : Elisabeth Turgis, Françoise Noret et Marguerite Le Soin. Ce contrat précise les responsabilités de chacun : “(Les dites filles) seront entièrement soumises pour ce qui est de l’entretien des malades et service des pauvres au gouvernement de nous Officier dudit Bailliage et du Sieur Administrateur, et pour leur personne sous la direction ordinaire de la dite Demoiselle Le Gras ou autre qui sera en sa place”. (C)

1647. Louise de Marillac visite le vieux château de Bicêtre qui, à la demande des Dames de la Charité, a été mis à la disposition des Enfants trouvés de plus en plus nombreux. Louise de Marillac remarque l’absence de locaux pour l’école. Immédiatement elle prévoit les aménagements à faire et les soumet à Monsieur Vincent : « Nos Dames n’ont point pensé de disposer un lieu pour l’école, nous en avons vu un qui serait bien propre en bas pour les garçons qu’il faut séparer des filles, il n’y paraît avoir à faire que la porte, et fermer les fenêtres; et celle des filles, on la fera en haut.” (C)

1711. De Rome, le pape Clément XI adresse à M. Louis Appiani, le premier Lazariste qui ait pénétré en Chine et qui est depuis quatre ans, prisonnier à Canton, un bref élogieux (2).

1717. La Conférence de Monsieur Bonnet s’adresse aux Sœurs Servantes. Celle-ci doit accepter la conduite des autres par obéissance, et avec humilité. Elle doit quitter cet emploi avec joie lorsqu’on la décharge. (C)

1743. À Horodenka, sur la frontière de la Moldavie, M. Sliwicki, Visiteur de Pologne, installe les missionnaires qui ont été appelés par la famille des Potocki pour évangéliser les vassaux de leur domaine. Pour le moment, nos confrères logent dans une maison de planches. Une résidence en pierre leur sera donnée dans deux ans. Cet établissement aura une existence éphémère ; il fut pourtant animé par des Lazaristes polonais qui y ont été d’excellents messagers de la Parole de Dieu (3).

1953. À Garnes, dans la vallée de Chevreuse, où il a accepté d’être l’aumônier d’une colonie de vacances, M. Joseph Molinari meurt à l’âge de soixante-seize ans. Une mission prêchée par les confrères de Loos dans son village natal de Saint-Souplet, lui avait fait entrevoir ce que pourrait être son avenir. Après ses études secondaires à Wernhout, et quatre ans de formation au séminaire interne de Paris, il fut donné par le Père Fiat à Mgr Coqset, qui l’ordonna prêtre à la Noël 1903, à Kiehan, dans le Kiang-si. Des postes de vicaire furent les lieux de son apprentissage et, en 1922, Mgr de Vienne lui confia la cure de Saint-Louis à Tien-tsin. Il y resta trente ans ! La durée de ce ministère à la tête d’une paroisse dont le caractère cosmopolite compliquait l’administration, dit, à elle seule, les qualités et les vertus de ce prêtre. Dans l’intimité, on l’appelait «Moli», et ce nom raccourci en deux syllabes douces exprimait l’affectueuse sympathie que la personne de M. Molinari faisait naître, comme il disait aussi la finesse d’âme que son subtil sourire laissait deviner chez lui. Pour M. Molinari, comme pour tant d’autres, l’exil loin de la Chine a été le terme méritoire de cinquante ans de vie missionnaire (4).

1) Coste, 1, p. 184 : S.V XIII, pp. 222- 225
2) Circulaires t. I, 653.
3) Notices. IV, pp. 400-401.
4) Annales, t. 118, pp. 273-278.

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