Ephémérides: 21 juin

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1698. Le seigneur de Longué et sa femme signent avec Mère Julienne Laboue et les trois Soeurs officières le contrat d’établissement de trois Soeurs pour le soin des malades et l’instruction des petites filles pauvres des paroisses de Longué et de Saint Philibert, près de Saumur. Il est demandé d’envoyer les Soeurs le plus tôt possible. Elles partiront de Paris le lundi 21 juillet.

1776. Le Seigneur de Fleury en Bière passe contrat avec Mère Renée Malville et les officières pour l’établissement de trois Sœurs sur ses terres pour le service des malades et l’instruction des petites filles pauvres. Des précisions sont apportées sur le logement et sur les rentes. Le départ des Sœurs a lieu en octobre 1777.

1852. À Ningpo, Mgr Danicourt et M. Montagneux accueillent les dix premières Filles de la Charité qui vont s’installer au Tché-kiang. Pour éviter tout éclat en ces temps politiquement troublés, elles débarquent dans la nuit de la corvette i qui les a amenées de Macao (1).

1870. À Tientsin, la populace, excitée par les calomnies lancées contre ]’Œuvre de la Sainte Enfance, massacre nos deux confrères, M. Chevrier et M. Ou, ainsi que les dix Filles de la Charité qui se dévouaient au service des petits Chinois (2).

1881. À Paray-le-Monial, dans la chapelle de l’apparition, à 10 heures, la double famille de saint Vincent est rassemblée . il y a là, en eff et, la très honorée Mère et plusieurs Filles de la Charité, un inissionnaire, un étudiant, un séminariste et le doyen des Frères coadjuteurs de Paris. Les uns et les autres entourent le P. Fiat qui, agenouillé au milieu du sanctuaire, lit l’acte de Consécration au Sacré-Cœur. Le texte de cet acte est ensuite enfermé dans un cœur de vermeil sur lequel les mots suivants sont gravés : d’un côté, «Les Enfants de saint Vincent, dévoués et pénitents, au Cœur de Jésus» ; et de l’autre : «Antoine Fiat, Supérieur général, 21 juin 1881». Ce reliquaire est placé près du tableau qui représente l’apparition du Sacré-Cœur à sainte Marguerite-Marie (3).

1890. À Montolieu, mort de M. Antoine Nicolle. L’archevêque d’Albi, Mgr Lyonnet qui le connaissait bien, disait à ce saint confrère, quelques années avant sa mort : «Tout vous réussit.» Et, de fait : missionnaire à Tours, M. Nicolle opère des conversions retentissantes ; professeur à Amiens, puis Supérieur à Albi, il a une influence profonde sur les séminaristes. A Valfleury, il trouve l’argent nécessaire pour l’achèvement du sanctuaire et fait couronner la Vierge vénérée en ces lieux depuis dix siècles. Mû par une inspiration de la grâce qui s’accompagne de signes extraordinaires indubitables, M. Nicolle crée l’Archiconfrérie de la Sainte-Agonie qui bénéficie des faveurs papales et en quelques années atteint dans toutes les parties du monde d’innombrables associés. Complétant cette Archiconfrérie, M. Nicolle fonde l’Institut des Sœurs de la Sainte-Agonie (aujourd’hui de Gethsémani) qui tout en honorant le Christ de Gethsémani par une vie d’oraison et de pénitence, s’adonnent au service des malades à domicile et au soin spirituel des servantes. Le succès des œuvres de M. Nicolle s’explique, en partie, par ses qualités humaines, mais bien davantage par son union avec le Christ souffrant : vrai fils de saint Vincent par sa dévotion à la Passion de Notre Seigneur, il a choisi la rebutante, mais sûre méthode de réussite : celle de la Croix. Paternellement et pratiquement encouragé par les très honorés Pères Etienne et Boré, M. Nicolle, grâce aux œuvres qu’il fonda, a ajouté au grand arbre vincentien de la Charité deux branches déjà lourdes de fruits (4).

1) Annales, t. 18, pp. 536-550.
2) Annales, t. 37, pp. 206-214.
3) Annales, 1. 46, pp. 447-448.
4) Larigaldie : Antoine Nicolle, – Paris, 1908.

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