Ephémérides: 2 février

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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En 1647, entretien de saint Vincent relatif aux Sœurs Servantes : « Comment vous devez vivre les unes avec les autres, c’est-à-dire la Sœur Servante avec son associée et l’associée avec la Soeur Servante »… « Ne dites jamais : cette Sœur est fâcheuse, de mauvaise humeur, n’a point de vertu ». O mes filles quand cela vous viendra en pensée, jetez les yeux sur vous, vous direz bientôt : « Mon Dieu, elle vaut bien plus que moi, je ne fais que tout gâter ; je ne sais comment l’on peut me souffrir ».

En 1653, Saint Vincent si humble qu’il fût, disait aux Premières Sœurs : «Je ne sache pas une Compagnie religieuse plus utile à l’Église que les Filles de la Charité si elles entrent bien dans leur esprit pour rendre service au prochain… Vous faites ce que Notre-Seigneur faisait : Il n’avait point de chez lui ; il allait de ville en ville, de village en village et guérissait tous ceux qu’Il rencontrait» mais «ce n’est pas assez de travailler pour le Service des Pauvres, il faut avoir support et condescendance les unes à l’égard des autres.»

En 1835 , le médecin autorise enfin Jean-Gabriel Perboyre à partir pour la Chine1. Il y a quatorze ans que le futur martyr porte ce désir au fond de son coeur. Il y a six mois seulement qu’il l’a exprimé à ses supérieurs, avec le consentement de son directeur, M Le Go… Quand la nouvelle de ce départ est connue, dix-huit de ses séminaristes veulent accompagner en Chine celui qui les a si bien formés.

En 1858 , un grand voilier appelé le Saint-Vincent-de-Paul , qui avait quitté Bordeaux le 19 septembre précédent, débarquait à Callao, port du Pérou, cinquante-cinq Filles de la Charité et trois Lazaristes. Nos trois confrères prirent tout de suite la route de Lima . C’était M. Antoine Damprun, M. Jean-Baptiste Theilloud et le Frère Nicolas Deberles. Tandis que les Soeurs étaient accueillies à bras ouverts, les missionnaires eurent de très pénibles débuts. L’archevêque de Lima qui avait passé contrat avec le Supérieur général, était mort avant l’arrivée des confrères. Et le vicaire capitulaire était, au dire de M. Damprun, un «homme extrêmement singulier». Inexistence ou exiguïté des locaux, malveillance et calomnie, la petite équipe put savourer toute la gamme des ennuis. Mais le Supérieur, M. Damprun, robuste fils de l’Auvergne, était aussi un missionnaire au zèle adroit. Dans la fort belle lettre que seize ans après il écrivait au Père Etienne, ce digne fils de saint Vincent pouvait présenter un très consolant bilan d’oeuvres fermement installées2.

En 1921 , en Colombie, à Popayan , commencent les fêtes du cinquantenaire de l’arrivée des Lazaristes au Séminaire. Benoît XV a envoyé un Bref de félicitation. En réalité, c’est le 24 novembre 1870 que nos deux premiers confrères, M. Gustave Foing et M. Auguste Rieux, entrèrent à Popayan. Les journaux de cette ville, et ceux de Cali, les saluaient comme des «envoyés de la religion et de la science». Ils purent se mettre à l’oeuvre tout de suite et, dès octobre 1871, M. Foing écrivait au Père Etienne : «Nous comptons soixante-dix-sept petits séminaristes et seize grands. et chaque jour nous en amène de nouveaux. Dans un an ou deux, il nous faudra bâtir.» Ces beaux commencements, nos deux missionnaires devaient, plus tard, les payer fort cher3.

En 1839, la Mère Boulet recommande officiellement pour la première fois l’invocation « O Marie conçue sans péché » qui sera ajoutée à tous nos exercices de Communauté en 1858.

En 1858, Érection de la Province du Pérou des Filles de la Charité.

En 1945 , dans le train qui le ramène de Marseille à Toulouse, M. Honoré Roux, pris d’un malaise soudain, alors qu’il récitait son bréviaire, meurt en gare de Rognac , dans les Bouches-du-Rhône. Prêtre depuis six ans, quand il entra dans la Congrégation, M. Roux fit les voeux le 27 septembre 1893, à Toulouse. Et c’est lui qui, en 1925, réinstalla les confrères à Toulouse. Toute sa vie, M. Roux s’est adonné avec beaucoup de zèle et de talent à l’oeuvre des Missions.

  1. Ephémér. historiques C.M. 1914, p. 45.
  2. Annales , t. 38, p. 584 ; t. 52, p. 443 ; t. 66, p. 420.
  3. Annales , 1922, p. 397 ; t. 3, pp . 285 sq.

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