Ephémérides: 18 juin

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1788. À Paris, clôture de la seizième Assemblée générale. Ses travaux ont été mentionnés le 4 de ce mois (1).

1922. À Amiens, au presbytère de Sainte-Anne, mort de M. Eugène Delaporte. Il a terminé sa vie dans le diocèse même où il naquit le 5 décembre 1849, et auquel il consacra de nombreuses années de son sacerdoce. Élève au Collège de Montdidier, il s’attache à cette maison par des sentiments durables qui feront de lui l’un des fondateurs de l’Amicale des Anciens. A dix-neuf ans, M. Delaporte entrait dans la Compagnie et, une fois prêtre, ses années d’enseignement dans les petits séminaires d’Alger et de Nice le préparent à briller dans cette même fonction au petit séminaire d’Evreux, dont il devient le supérieur en 1890. Fin lettré et brillant pédagogue, administrateur alliant heureusement l’habileté et la bonté, M. Delaporte conquiert l’affection des professeurs et des élèves, et même celle des évêques qui se succédèrent sur le siège d’Evreux. En 1902, la loi contre les Congrégations le met à la porte du petit séminaire. Il devient alors curé de Folleville. Son pastorat bienfaisant y est interrompu par la guerre. Les Allemands arrêtent M. Delaporte comme suspect ; et notre confrère s’étant offert comme otage pour remplacer un père de famille, est emmené en Lithuanie où, pendant huit mois, il put apprécier en ses vigilants gardiens l’art raffiné en matière de représailles. Libéré, il exerce le ministère à Sainte-Anne d’Amiens, encouragé par la promesse que lui a faite l’autorité de le rétablir à Folleville comme curé. Mais, avant que les circonstances aient pu permettre la réalisation de son désir, la mort vient prendre ce digne confrère qui a tant honoré, par ses talents et par sa vie, sa famille religieuse et son diocèse natal (2).

1952. De Rome, à l’occasion du bicentenaire de la mort d’Albéroni, Pie XII adresse à l’archevêque de Plaisance une lettre dans laquelle, à propos du collège, fondé par le cardinal, Sa Sainteté déclare : «Nous est spécialement agréable la considération de cette œuvre totalement confiée aux membres de la Congrégation de la Mission, dont la prudence et la compétence veillent sur la formation des clercs… En cette longue suite d’années, la moisson s’est révélée spécialement féconde pour l’utilité et les progrès de l’Église. Elle demeure le grand honneur de ce collège, de même qu’elle reste un gage de 1 assurance que ces fruits iront croissants pour dilater la commune joie de tous». Ces paroles du Souverain Pontife étaient le meilleur préambule pour les festivités qui, une semaine plus tard, vont célébrer la naissance, il y a deux siècles, de l’illustre cardinal Albéroni. Mais, par-dessus tout, le document pontical reste, pour nos confrères de Plaisance, le plus précieux des encouragements (3).

1) Circulaires, t. I, p. 203.
2) Annales, t. 88. pp. 138-140.
3) Annales, t. 117, p 268.

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