Ephémérides: 17 décembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1874. À Versailles, le maréchal de Mac-Mahon, Président de la République, signe le décret autorisant le supérieur général des Lazaristes à acquérir, sur le territoire de la commune de Folleville, “des immeubles destinés, partie à l’établissement d’un orphelinat de garçons affecté spécialement aux Alsaciens-Lorrains, et partie à l’agrandissement des dépendances du presbytère de Folleville”1. La construction de l’orphelinat en question — le premier du diocèse d’Amiens — sera achevée au printemps de 1875 et pourra recevoir trente-cinq enfants2.

1938. Guatémala perd son archevêque, Mgr Louis Durou, âgé de soixante-huit ans… C’est la législation persécutrice qui, en fermant Saint-Walfroy, où, après avoir appartenu pendant six ans au clergé de Périgueux, son diocèse natal, il était missionnaire, exila M. Durou en Amérique centrale. Exil ? Non. Le missionnaire a deux patries ; son sol natal, et puis la terre qu’il évangélise. Que ce soit comme missionnaire en Colombie, pendant neuf ans, ou comme visiteur d’Amérique centrale depuis 1912, M. Durou mit une telle ardeur apostolique à sa tâche que son cœur adopta ces chaudes régions et qu’il fut adopté par elles. Sa bonté et sa simplicité jointes à sa rondeur de fils de la Dordogne, sa tendresse particulière pour les besogneux, Mgr Durou les transporta sur le siège archiépiscopal de Guatémala, en 1928 ; et pendant dix ans, il se donna à sa charge pastorale avec un zèle qui eut raison de ses forces physiques3.

1936. À Paris, sous la coupole de l’Académie française, M. René Doumic, son secrétaire perpétuel, consacre, dans son rapport sur les prix littéraires, un éloquent paragraphe au Grand Prix de Langue Française attribué, cette année, au Collège Saint-Joseph d’Antoura. Après avoir rappelé que l’établissement, au cours du siècle écoulé depuis sa fondation, a reçu la visite de dix académiciens, et après un hommage particulier au Père Sarloutte, “l’une des grandes figures françaises de l’Orient”, dit-il, M. Doumic termine par ces lignes qui font honneur à nos confrères : “Supérieur et professeurs complètent leurs leçons par leur exemple : ils font aimer la France qu’ils aiment de tout leur cœur. Ils enseignent, non pas seulement la langue et la pensée de notre pays, mais son âme qu’on retrouve dans toutes leurs paroles et dans tous leurs actes”4.

  1. Actes du Gouvernement, p. 158.
  2. Annales t. 44, p. 394.
  3. Annales, t. 93, p. 485 et t. 94, pp. 436-440.
  4. Annales, t. 102, p, 316.

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