Ephémérides: 16 juilliet

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1680. Le Seigneur de Vitry, Mère Mathurine Guérin et les Sœurs officières signent le contrat d’établissement de deux Sœurs pour le soin des malades et l’instruction des petites filles dans la paroisse de Vitry-sur-Seine, aux environs de Paris. (C)

1954. Vincent de Paul, au Châtelet de Paris, signe le Contrat pour l’établissement des Filles de la Charité en l’hôpital Saint-Nicolas de Châteaudun. Ce contrat, préparé dès le 11 juin, a été longuement étudié par Louise de Marillac qui a fait par écrit ses remarques. Ce contrat précise que les Sœurs restent sous la dépendance du Supérieur général des Prêtres de la Mission, mais que pour le service des pauvres, elles doivent obéissance aux Administrateurs.

1902. À Samaniego, dans le diocèse de Pasto, en Colombie, la population émue monte une garde affectueuse près de la dépouille de Mgr Pierre Schumacher, évêque de Portoviejo, emporté hier soir à 10 heures par une fièvre typhoïde qu’il a contractée en administrant les derniers sacrements à une famille atteinte du même mal. Né le 14 septembre 183, à Kerpen, dans le. diocèse de Cologne, Pierre Schumacher était entré au séminaire interne de Paris, le 5 octobre 1857. Les sept premières années de sa vie sacerdotale, il les donna au Chili, à La Serena et à Santiago. Son état de santé ayant nécessité son retour en Europe, il fut placé au grand séminaire de Montpellier où il resta pendant sept ans. En 1872, il part pour l’Équateur. Il y est chargé du grand séminaire de Quito. Au milieu de toutes sortes de difficultés, atténuées par la bienveillance du président Garcia Moreno, M. Schumacher développe l’œuvre qui lui est confiée et construit un magnifique bâtiment pour abriter les séminaristes, et presque aussitôt, il en édifie un autre, et ainsi Quito aura un petit et un grand séminaires aussi beaux l’un que l’autre. Ses qualités d’administrateur et le zèle qu’il a déployé auprès des Indiens donnent à l’archevêque l’idée de le proposer au Saint-Siège comme évêque de Portoviejo. Mgr Schumacher est sacré le 31 mai 1885, et tout de suite, il entreprend la tournée de son diocèse. Dans ce vaste territoire, qui s’étend entre la Cordillère des Andes, et l’Océan Pacifique, et dont la superficie égale deux fois celle de la Belgique, la population est, du point de vue chrétien, totalement, ou presque, abandonnée l’évêque a en tout et pour tout sept prêtres pour l’aider. Se contentant d’une modeste chambre, Mgr Schumacher transforme sa résidence en une école : il veut former une élite sur laquelle il puisse compter. En même temps, il lance au P. Fiat et à ses compatriotes d’Allemagne des appels au secours. Et tandis qu’il se dépense, la franc-maçonnerie fomente une odieuse persécution qui commence, comme toujours, par une campagne de calomnies. Malgré les menaces de mort qui obligent ses fidèles à veiller nuit et jour sur sa personne, Mgr Schumacher, courageusement, dénonce les agissements diaboliques de la politique libérale. Mais en 1895, il est obligé de s’enfuir. Ses dernières années, il les passe à aider l’évêque de Pasto. Âme riche en vertus, en laquelle bonté et fermeté étaient harmonieusement jumelées, ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des moments de vivacité, Mgr Pierre Schumacher, fortement affectionné à sa vocation de fils de saint Vincent, confesseur de la foi et martyr de la charité, est une de nos plus belles figures missionnaires (1).

1) Notice dactylographiée ; Annales, t. 43, pp. 142-146 ; t. 73, pp. 133-134 ; t. 67, p. 568 ; t. 68, pp. 10 et 214, t. 69, pp. 244- 246 t. 70, pp. 133-137 et 145.

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