Ephémérides : 15 octobre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1656. Saint Vincent parle aux Premières Sœurs: “Votre vocation est des plus grandes et des plus saintes qui soient dans l’Eglise. Oh ! qu’il est nécessaire que vous ayez une grande vertu pour persévérer ! car vous n’êtes pas seulement pour servir les corps des pauvres malades, mais encore pour leur donner instruction en ce que vous pourrez. C’est pourquoi il est bon que vous ne perdiez aucune occasion de vous bien instruire vous-même”. (R)

1682. À Bordeaux, l’archevêque Louis d’Anglure de Bourlemont, confie aux Prêtres de la Mission son grand séminaire et la direction du pèlerinage de Notre-Dame de Montuzet. Le contrat de fondation prévoit qu’à côté des confrères chargés des séminaristes, il y aura une équipe à laquelle incombera la prédication des missions dans le diocèse. En tête de la liste des supérieurs qui conduiront le séminaire de Bordeaux jusqu’à la Révolution, se lit le nom de René Simon qui, quelques années auparavant, avait habilement travaillé à Rome (1).

1695. Jean Baptiste Colbert, archevêque de Toulouse, en son nom et comme premier administrateur de l’hôpital des Incurables de Toulouse signe avec Mère Mathurine Guérin et deux Sœurs officières (Sœur Michèle Duchange, dépensière, est absente) le contrat pour l’établissement de deux Sœurs qui auront seules le soin des malades accueillis dans cet hôpital. (C)

1820. À Saint-Louis, aux États-Unis, Félix de Andreis, à l’âge de quarante-deux ans, achève sa belle vie apostolique. Sa mort s’accompagne de prodiges qui font répéter ce que l’on disait déjà de son vivant : «C’est un saint !»… Une trentaine d’années auparavant, le visiteur de Gènes a hésité à recevoir dans la petite Compagnie ce jeune homme de dix-huit ans, originaire de Demonte, dans le Piémont : parmi les remarquables talents de Félix de Andreis, il en est un qui inquiète le visiteur : c’est son inclination pour la poésie. Avec la surcharge de travail qui marquera la vie de Félix de Andreis, sa «nature poétique», — comme on disait alors — s’expriment tout simplement par les effusions de son âme en dialogue permanent avec Dieu. Très vite, le sacerdoce de Félix de Andreis atteint un rayonnement extraordinaire : il excelle dans la prédication ; il excelle dans l’enseignement de la théologie ; et à Rome, les conférences qu’il donne, attire de belles assemblées de prêtres, et les cardinaux ne sont pas parmi les moins avides de ses auditeurs. Un jour, Mgr Dubourg, l’évêque de la Nouvelle-Orléans, venu à Rome pour se faire sacrer et pour recruter quelques prêtres pour son immense diocèse, assiste à l’une des conférences de M. de Andreis, et, du premier coup il sent qu’il lui faut ce prêtre et qu’avec lui il pourra enraciner l’Église sur les berges du Mississipi. C’est ainsi que Félix de Andreis devient le premier supérieur lazariste d’Amérique. En juillet 1816, il arrive dans le Nouveau-Monde, avec une petite équipe de prêtres, de clercs et de frères. Le futur Mgr Rosati est de ce nombre. Des âmes dans une lamentable indigence spirituelle et le dénuement matériel le plus complet, accueillent nos missionnaires. Mais le zèle des uns et des autres est si grand qu’en quelques années le catholicisme prend dans la Louisiane une vigueur d’où découle sa vitalité d’aujourd’hui. Et il est clair que c’est l’âme de Félix de Andreis qui communique à ses confrères cette ardeur qui leur fait accomplir un immense labeur et qui implante cet authentique esprit de saint Vincent dont vivent aujourd’hui nos provinces des États-Unis en plein essor. La cause de béatification de Félix de Andreis a été introduite en Cour de Rome le 29 août 1902 (2).

1833. M. Durando, béatifiéen 2002, est nommé Directeur de la Province de Turin qui s’organise avec 33 Filles de la Charité italiennes et quelques françaises. La Province prend un rapide essor : en dix ans, vingt nouveaux établissements sont fondés, et la Province s’étend par la suite en Emilie, Ligurie, Lombardie, Piémont, Sardaigne et même en Suisse italienne. (R)

1849. Trois Sœurs sont envoyées pour le Service des typhiques à Marengo (Algérie). Bientôt s’ouvrirent les classes et un hôpital qui durant l’épidémie suivante reçut jusqu’à 180 contagieux. Il fut cependant laïcisé en 1879 comme les classes qui furent roouvertes par la suite jusqu’en 1915. (R)

1) Notices, III, p. 701.
2) Annales, t. 58, pp. 289-315, 429-442, 598-626 ; t. 59, pp. 213-232 : t. 60. pp. 108-134, 256-295 : t. 67, pp. 551-557 ; t. 83, 1186-1193 : t. 96, pp. 849-850.

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