Ephémérides : 13 septembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1599. À Dax, le vicaire général, Guillaume de Massiot, au nom de l’évêque, Jean-Jacques Dusault, donne à Vincent de Paul, diacre, les lettres dimissoriales qui lui permettront de se faire ordonner prêtre par un prélat de son choix. En fait, et pour des motifs totalement inconnus de ses biographes, Vincent attendra un an avant de se présenter à l’évêque de Périgueux pour recevoir l’onction sacerdotale, le 23 septembre 1600, à Château-l’Evêque (1).

1700. À Varsovie, le nonce, Mgr Pignatelli, accorde à M. Tarlo, visiteur de Pologne, l’autorisation d’acheter un couvent de bénédictines, situé sur le mont Bialkowski, dans un faubourg de Lublin. La somme nécessaire à cette acquisition — somme considérable — avait été fournie à M. Tarlo, par Anne de Dunaigrad qui, dès 1698, avait déjà donné plusieurs de ses terres à condition qu’une maison de missionnaires serait installée à Lublin. Ce ne fut cependant qu’en 1717 que la résidence de nos confrères pût être organisée dans l’ancien monastère des filles de Saint Benoît. Dès lors, une équipe de missionnaires dirigée par des supérieurs zélés s’adonna avec succès à la prédication. Pour entendre leur parole, on vit, par exemple, lors du jubilé de 1751, les avocats et les procureurs de Lublin — et ils étaient six cents ! — surseoir aux séances des tribunaux. La maison de Lublin fut fermée lors des troubles qui, aux environs de 1864, amenèrent la suppression des communautés religieuses en Pologne ; et depuis ce temps-là, elle n’a pas été rouverte (2).

1724. Le Bureau des pauvres de la paroisse Saint-Vincent de Châlons-sur-Saône demande une troisième Sœur qui sache lire et écrire pour faire l’école aux petites filles. (C)

1755. Parution d’un petit livre intitulé Instructions pour le Séminaire des Filles de la Charité, rédigé par Monsieur Perriquet, premier assistant de la Congrégation de la Mission. La première partie de l’ouvrage concerne les principales vérités de la religion, la deuxième partie explique les vertus qui composent l’esprit des filles de la Charité et les moyens pour les acquérir et conserver. Le livre se termine par la présentation de quelques maximes de Saint Vincent. (C)

1954. À Paris, à l’hôpital Saint-Joseph, M. Georges Ferla meurt à l’âge de cinquante-trois ans. De Lyon, sa ville natale, il eut la sensibilité de cœur et la piété mariale… mais pas la santé. Son état physique, presque toujours mauvais, fit de lui une «perle cachée», alors qu’avec les qualités de sa nature il aurait pu être une perle aux reflets étincelants ; sa mauvaise santé le fit d’abord passer du Berceau à Cuvry et de Cuvry à Loos. Mais la ville de Strasbourg fut son plus durable champ d’action ; il trouva au séminaire international, la fraternelle délicatesse de M. Kieffer qui le comprit. M. Ferla se montra aussi capable, par ses talents peu ordinaires de «bricoleur» de rendre à la maison des services inappréciables dans l’ordre matériel, que de remplacer dans – leur enseignement le professeur de philosophie de la Faculté et celui d’un pensionnat voisin. Malgré un petit air magistral dont il n’avait d’ailleurs pas conscience, M. Ferla suscita toujours la sympathie, parce qu’il avait une âme exquise (3).

1) Coste. I. p. 38 : S. V. XIII, pp. 6-7.
2) Mémoires C. M. t. I, pp. 230-232 : Rosset : Vie de M. Etienne, pp. 479-480.
3) Annales, t. 119-120. pp. 257-264.

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