Ephémérides : 13 avril

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1651. Sainte Louise écrit elle-même le compte rendu du Conseil de ce jour-là : « Etant assemblées au parloir de Saint-Lazare, ma Soeur Julienne Loret, lors première assistante, ma Soeur Geneviève Poisson comme ancienne et moi (après que Monsieur Vincent nous eut demandé de quoi il s’agissait), la Soeur Servante lui baillant le mémoire, notre Très Honoré Père dit : « O mes Soeurs, cela est bien nécessaire d’avoir des Soeurs qui servent de conseil à la Supérieure… Savez-vous les conditions qu’il est nécessaire qu’elles aient ? Premièrement, il faut qu’elles aiment et estiment leur vocation qu’elles soient vertueuses et de bon exemple ; qu’elles soient de bon sens et judicieuses ; qu’elles soient fort exactes à la pratique des règles… Tout le bien de la Compagnie dépend du soin que les Officières doivent avoir de toute la famille et d’y être de grand exemple et agir avec grand soin ». (R)

1713. À Pondichéry, arrivent M.M. Criais, Houbert, Abot et Renou que M. Bonnet a désignés pour assurer, comme le demande la Propagande, le service religieux eu l’île Bourbon. Le capitaine de leur vaisseau refusant de les emmener plus loin, nos confrères devront patienter un an à Pondichéry

1899. À Pékin, mort de Mgr Jean-Baptiste Sarthou, évêque de Myriophite et vicaire apostolique de Pékin et du Tché-ly septentrional. Chronologiquement, il est le cinquième de ces huit évêques lazaristes qui, durant un siècle exactement, depuis 1856, date de la division du diocèse de Pékin en trois vicariats, – ont fait de cette immense portion de Chine cette terre où s’épanouirent sans cesse tant de fleurs de la résistance chrétienne. Dans ses Landes natales, Jean- Baptiste Sarthou respira l’air vincentien, puis, en 1861, il vint à Saint-Lazare s’initier à l’esprit de son illustre compatriote. Il commença par enseigner la philosophie au séminaire de La Rochelle, et, en 1872, sur son désir, il fut envoyé en Chine. Il travailla d’abord à Pékin. L’esprit alerte de ce Landais de petite taille, uni à une sagesse zélée, le firent remarquer de ses supérieurs ; aussi, en 1885, devenait-il Vicaire apostolique du Tché-ly occidental. Dans ses armes épiscopales, il plaça le chêne de saint Vincent et la devise : «Robur meum et refugium, meum». Pendant cinq ans, il continua le travail en profondeur de son prédécesseur, Mgr Tagliabue. En 1890, il était transféré à Pékin. Les massacres et les incendies de la Mongolie, puis les guerre sino-japonaise de 1893, ne l’empêchèrent de s’adonner ni à son labeur, en évêque ardent et cependant plein de tact et d’aménité, ni à la piété qui conférait à toutes ses démarches un caractère aimable et religieux. Mais les douloureuses circonstances au milieu desquelles il lui fallait travailler, achevèrent de ruiner sa santé. Il mourut épuisé, à cinquante-neuf ans, laissant en pleine prospérité les oeuvres de son Vicariat (2).

1951. À Kian, dans le Kiang-si méridional, mort de M. Fernand Thieffry. Il n’était que sous-diacre, lorsque, en 1894, son compatriote soissonnais, Mgr Coqset, l’emmena en Chine. Il y a vécu cinquante-sept ans une très belle vie missionnaire. Sans de bons catéchistes, pas de catéchumènes. M. Thieffry l’avait compris, et il agit dans ce sens. Quand il succéda à M. Legris comme procureur du District, et quand il fut nommé pro-vicaire, il put donner plus d’ampleur à ses très justes idées apostoliques. Homme d’une imperturbable régularité, même pendant ses quatre-vingt jours de captivité chez les Rouges en 1930, M. Thieffry passa à deux reprises très près du martyre, mais, en fin de compte, il mourut dans sa chambre de Kian, sur ce sol chinois qu’il a tant aimé (3).

1) Annales , t. 27, p. 166.
2) Annales , t. 64, pp. 364-366.
3) Annales , t. 117, pp. 208-211.

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