Ephémérides : 12 septembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
Estimated Reading Time:

1628. À Beauvais, Monsieur Vincent, répondant à l’invitation de l’évêque, Augustin Potier, arrive pour diriger la retraite des ordinands, qui va se prolonger pendant une quinzaine de jours (1).

1648. Mademoiselle le Gras accueille dans la Compagnie celle qui sera Supérieure Générale durant 21 ans. Mathurine Guérin, âgée de 17 ans 1/2, a participé, dans son pays, à la mission prêchée par les Prêtres de la Mission de Saint-Méen. C’est avec beaucoup de difficultés qu’elle a obtenu le consentement de son père de partir à Paris pour suivre l’appel du Seigneur. (C)

1659. De Paris, trois Filles de la Charité, Françoise Carcireux, Amie Denoual et Marie Chesse, partent pour Narbonne où l’archevêque, François Fouquet, les attend avec impatience. Pour quelle œuvre ? Monsieur Vincent ne le sait pas trop, mais, hier, en donnant ses consignes à ses envoyées, il leur a déclaré : «Ne pensez pas n’avoir que des roses ; il y a des épines». Et il les a mises en garde contre les défauts des Narbonnais qui, au dire de notre bienheureux Père, sont «d’esprit subtil et délicat». Comme premier domicile, à Narbonne, les Filles de la Charité devront partager, avec ses occupantes, une maison de détention pour femmes de mauvaises mœurs. Mais moins d’un an après, l’installation sera meilleure et, dira Monsieur Vincent, «on me mande merveille de nos Sœurs» (2).

1702. Le procureur des administrateurs de l’hôpital de la Charité de Langres signe avec Mère Julienne Laboue et les trois Sœurs officières le contrat pour l’envoi de deux nouvelles Sœurs pour le service des enfants de la manufacture, en particulier pour l’école et l’ouvroir. (C)

1874. À Paris, en la chapelle de la Maison-Mère, après le service funèbre auquel ont assisté tous les membres de la XXIII, Assemblée générale, le corps du Père Etienne est déposé dans le caveau préparé au milieu du chœur, tout près de la stalle où, pendant ses trente années de généralat, il a présidé les offices avec tant de majesté (3). Depuis cette inhumation, chaque année, le 24 juin, une main pieuse et anonyme, dépose une gerbe de fleurs sur la dalle qui abrite les restes de Jean-Baptiste Etienne (4).

1878. À Paris, la XXIV, Assemblée générale, celle qui a élu le T.H.P. Fiat, termine ses travaux, à sa 15e session, en adressant une protestation écrite de fidélité au Souverain Pontife Léon XIII, dont c’est la première année de pontificat. Ce document, signé par tous les membres de l’Assemblée, est un bel acte de foi à l’égard de la papauté. Pour le rédiger, les «Pères» de la Compagnie ont utilisé les ternies les plus expressifs des Pères de l’Église. Léon XIII, en sa réponse, le dira (5).

1937. À Limoux, dans le diocèse de Carcassonne, une belle journée de pèlerinage marque le soixante-quinzième anniversaire du couronnement de Notre-Dame de Marceille, auquel le 14 septembre 1862, Mgr de la Bouillerie avait eu la joie de procéder au nom de Pie IX. De ce sanctuaire, depuis 1873, sauf une interruption de quatorze ans due à la loi contre les Congrégations, nos confrères sont les gardiens vigilants et les apostoliques missionnaires. En ce soixante-quinzième anniversaire, tous les évêques de la province de Toulouse, et même Mgr Gerlier, alors archevêque nommé de Lyon, ont tenu par leur présence à honorer Notre-Dame et aussi à manifester leur sympathie à l’égard des fils de saint Vincent (6).

1) Coste. I, p. 298.
2) Coste. I, pp. 525-526.
3) Rosset : Vie de M. Etienne pp. 563-564.
4) Annales, t. 86, p. 946.
5) Annales, t. 43, pp. 516-519.
6) Annales, t. 103, pp. 106-122.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.