Ephémérides : 12 octobre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1646. Départ pour l’Irlande des premiers missionnaires envoyés par saint Vincent : cinq Irlandais et trois Francais. Ils durent revenir en 1652, mais la Congrégation de la Mission refleurit en 1833 et l’Irlande devint Province Lazariste en 1848. (R)

1657. Sainte Louise écrit à Sœur Françoise Ménage : “Je n’imagine vous voir travailler à l’envi l’une de l’autre autant à votre perfection intérieure qu’à votre travail extérieur pour les Pauvres malades que je crois que vous aimez bien. Souvenez-vous souvent, ma chére Sœur, que vous devez avoir grand soin de leur aider à connaître et aimer Notre-Seigneur…” (R)

1689. Envoi de deux Sœurs à Saint-Cheron à la demande de Monsieur François de Lamoignon pour l’assistance des malades de Saint-Cheron et des hameaux environnants. François de Lamoignon est le petit fils de madame de Lamoignon, Dame de la Charité très appréciée de Saint Vincent. Sa mère, née Madeleine Potier, aussi Dame de la Charité, a très souvent été en lien avec Vincent de Paul. (C)

1704. La conférence de Monsieur Watel qui a pour thème “la ferveur”, se déroule en trois points : les raisons de servir Dieu avec ferveur, en quoi consiste la ferveur et les moyens de l’acquérir et de la conserver. (C)

1724. Monsieur Bonnet signe le texte des Avis pour le médecin de la Maison Mère des Filles de la Charité : “J’ai prié les Sœurs de prendre un médecin réel et effectif, capable dans son art et qui conduise les malades et les infirmières et ne se laisse pas conduire, et je suis persuadé qu’elles l’ont trouvé en votre personne.” Il est demandé au médecin de faire des visites régulières, de détourner les Sœurs du tabac et d’éviter de les envoyer en cure ou prendre l’air natal. Il lui est prescrit l’obligation de faire des ordonnances écrites. (C)

1763. À la demande de l’abbesse de Notre Dame de Jouarre, administratrice de l’Hôtel Dieu, du curé et des autres administrateurs, un contrat est signé par leur procureur et Mère Catherine Gest et les Sœurs officières pour l’établissement de trois Sœurs dans cet hôpital. (C)

1792. Une requête est envoyée aux Président et Commissaires de Paris pour avoir un passeport pour celles qui regagnent leur famille en Province, et un logement pour les 70 Sœurs infirmes. (C)

1936. En la cathédrale de Montpellier, devant une très nombreuse assistance, une centaine de prêtres et deux cents Filles de la Charité, ont lieu les obsèques de M. Archange Castel. Après avoir été vicaire à la cathédrale d’Évreux pendant un an, il fut donné à la petite Compagnie par sa mère très chrétienne et aussi par le diocèse de Coutances, où il est né le 7 mars 1870. Directeur aux séminaires de Cambrai, puis d’Évreux, il s’y révèle professeur d’une maîtrise parfaite et d’une clarté rayonnante. Avec la théologie dogmatique, M. Castel aime et enseigne le chant ; son âme harmonieuse se réjouit du décret de saint Pie X sur la musique sacrée, et non seulement il forme ses séminaristes au chant grégorien, mais il ne craint pas, — même quand l’évêque d’Évreux l’a doté de l’aumusse de chanoine —, d’aller diriger la prière chantée, dans les paroisses les plus humbles, en attendant qu’à Montpellier, un jour, il ait la joie d’enrichir la chapelle du séminaire d’un orgue sur les cinq jeux duquel l’organiste de la cathédrale, M. Mailhé, élève de Vierne, donne lui-même des leçons à une élite musicienne de jeunes abbés. Par ailleurs, si prêtre mérita le beau titre de directeur, ce fut bien M. Castel : son idéal spirituel qu’il a accroché très haut et son énergie qui s’adapte aux consciences dont il a le respect, ont fait, et feront de plus en plus, de lui, un ciseleur d’âmes. Mais le voici missionnaire en Algérie. Pendant dix ans, il va, semant l’évangile dans les villes comme dans le bled, pour la plus grande satisfaction des curés et de leurs ouailles, et avec une humble délicatesse pour ses compagnons de labeur. La meilleure preuve de son succès en cet apostolat est dans la demande que Mgr Leynaud lui fit un jour : celle de prendre à la cathédrale d’Alger la succession de Mgr Bollon qui depuis nombre d’années donnait chaque dimanche la conférence à l’élite des hommes. Les talents personnels de M. Castel, respectueux de la méthode vincentienne, firent une église archicomble d’auditeurs et sauvèrent l’œuvre qui, un moment, avait semblé péricliter. En 1924, chargé d’expérience, M. Castel doit prendre la direction du grand séminaire de Montpellier. Ses contacts collectifs et individuels avec les futurs prêtres, ses exigences spirituelles tempérées d’affabilité, son exemple que la souffrance va rendre plus éloquent encore, font de lui un grand supérieur. Aux devoirs de sa charge, il ne redoute pas d’ajouter les kilomètres en bicyclette pour aller dans les divers doyennés donner les conférences ecclésiastiques ; et il leur juxtapose la fonction d’aumônier des professeurs et médecins de Montpellier. Ces derniers lui prodigueront, pendant ses ultimes mois, marqués de rudes souffrances, les soins les plus assidus et s’étonneront de sa résistance : il la puisait dans sa messe qu’il put célébrer jusqu’à la veille de sa mort (1).

1929. Baptême dans la prison de Tchouo-Tchéou de 60 prisonniers. Un de leurs gardiens, après le siège de la ville, cherchait comment les apaiser. Païen, il trouve un livre, “Examen de la vraie doctrine comparée aux croyances en Chine”. C’est pour lui le coup de la grâce. Catéchumène, il instruit les prisonniers dont il a la garde, et en décembre 1928 il annonce que plus de 30 d’entre eux veulent en savoir plus long sur le catholicisme. M. Cény cm. va sur place enseigner la doctrine et chaque dimanche leur parle une demi heure. Il conquiert son monde : quatre forçats malades sont instruits dans l’infirmerie où ce missionnaire peut maintenant pénétrer. Un autre groupe de 70 détenus est aussi instruit. Le 7 janvier 1930, trois prêtres viennent les confesser. Ils arrivent par escouade de chaîne, et se séparent juste le temps d’être absous. Le 8 janvier, c’est leur première communion. (R)

1) Annales. t. 102, pp. 126-147.

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