Ephémérides: 12 décembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1764. Décès de M. Jaubert, Directeur depuis 1756 sous le généralat de M. De Bras et de M. Jacquier et de nos Vénérées Mères Bonnejoie, Lemaistre et Gest. (R)

1793. À Amiens, dans la prison dite de Bicêtre, mort de M. Paul-Nicolas-Raymond Brochois. Né à Paris, le 14 décembre 1742, sur la paroisse Saint-Sulpice, il a été admis dans la petite Compagnie le 27 juin 1762. Amiens semble avoir été son unique placement ; les quelques notes biographiques que nous possédons à son sujet, le rangent au nombre des directeurs du grand séminaire ; mais le texte de l’inventaire fait au séminaire d’Amiens par les officiers municipaux, le 20 août 1790, met M. Brochois sur la liste des missionnaires logés au séminaire. Par ce même document, nous sommes renseignés sur les Lazaristes d’Amiens à cette époque : le supérieur et six prêtres sont chargés des séminaristes ; cinq autres confrères donnent les missions dans le diocèse, et six frères coadjuteurs complètent cette importante communauté. Tous ces confrères refusent d’aller à la cathédrale, où “la Nation” a convoqué pour le 16 janvier 1791 les hauts dignitaires du diocèse et les ecclésiastiques non chargés de paroisse, à venir prêter serment à la Constitution civile du Clergé… Cinq jours après, le séminaire d’Amiens est fermé, et ses beaux bâtiments, construits en 1740, excitent la convoitise simultanée de la municipalité, du district et de Desbois de Rochefort, l’évêque constitutionnel de la Somme. Après la loi du 18 août 1792 supprimant les Congrégations religieuses, nos confrères doivent vider les lieux ; l’un des derniers à en sortir est M. Brochois ; mais il reste à Amiens. En 1793, il y accueille le supérieur général, M. Cayla qui fuit Paris en compagnie de M. Victor Julienne. M. Brochois projette alors de quitter la France avec eux ; mais, le 13 mai 1793, il est arrêté, ainsi que M. Julienne, et jeté en prison. Tous les deux mourront d’épuisement dans leur cachot, M. Julienne le 10 octobre, et M. Brochois en ce 12 décembre… Le laconisme des quelques détails qui nous restent sur lui ne nous permet pas une connaissance fraternelle de son âme. Mais son nom à lui seul doit suffire à nourrir le souvenir admiratif. Si ce nom de Paul Brochois est gravé sur les quatre cloches que sa générosité et celle d’un autre Lazariste, M. Jean-Baptiste Bagnolle, offrirent en 1783 au clocher du séminaire qui a défié la Révolution, il est inscrit en lettres plus belles encore au martyrologe du clergé de France auquel, avec un autre missionnaire, Nicolas Bailly, mort en prison lui aussi le 16 novembre 1793, il apporta la glorieuse contribution du séminaire d’Amiens1.

1815. À Rome, Dominique Sicardi, en plein accord avec son conseil, érige la province de Naples. Cette nouvelle circonscription comprend les quatre maisons sises dans le royaume napolitain : Lecce, Bari, Oria et Naples. Le premier visiteur de cette province est Joseph-Antoine de Fulgure2.

  1. Henri Peltier : Séminaires et formation du Clergé au diocèse d’Amiens. Paris,.1946 pp. 243-309 ; Notices C.M., t. V, p. 66.
  2. Circulaires, t. II, p 314-315.

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