Ephémérides: 10 août

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1722. Dans sa circulaire, Monsieur Bonnet engage les Sœurs à lire l’Instruction sur les Vœux de Monsieur Hénin, avant la Rénovation et au moment de la retraite annuelle. Il rappelle que les vœux sont des vœux simples et non solennels, n’étant pas reçus publiquement par l’Eglise. Mais ces vœux obligent comme les vœux solennels. Le quatrième vœu est présenté comme “le vœu de stabilité dans la Compagnie pour y servir les pauvres corporellement et spirituellement”. (C)

1729. Suite à la construction de deux nouvelles salles dans l’hôpital Saint-Louis de Clermont-Ferrand et l’augmentation du nombre des malades, les administrateurs demande une quatrième “Sœur grise”. (C)

1801. À Longeville, près de Metz, naissance de Jean-Baptiste Etienne. Par une heureuse coïncidence, celui qui fera tant pour la double famille de saint Vincent, est baptisé par un Prêtre de la Alission, M. Jacques Thorel, qui, au retour de l’exil, avait accepté d’exercer son ministère sacerdotal, aux environs de la cité messine (1).

1896. À la Maison-Mère, meurt, sans maladie et sans douleur, M. Jacques Perboyre, frère de Jean-Gabriel. Il était né au Puech, dans le diocèse de Cahors, le 21 mai 1810. Ses deux frères aînés, Jean-Gabriel et Louis, suivant les traces de leur oncle, étaient entrés dans la petite Compagnie. Jacques voulut les imiter et, en 1832, il demanda d’être reçu comme frère coadjuteur. Il remplit alors les fonctions de sacristain. L’un des premiers actes du Père Étienne, après son élection, fut de proposer à Jacques Perboyre de recevoir l’ordination sacerdotale : la grande vertu du frère sacristain était à l’origine de cette décision, ainsi que le désir de lui procurer la joie de dire la messe de son frère dont la béatification était espérée. Prêtre, Jacques Perboyre garda cette merveilleuse modestie, ce dévouement joyeux et empressé qui l’avaient caractérisé jusqu’alors. Il fut employé au secrétariat dont il assuma les menus et nombreux détails matériels, ainsi que les courses au ministère des Affaires étrangères. Sa grande joie fut d’assister en 1889, à Rome, à la béatification de son frère. Depuis ce jour, à la Maison-Mère, on le voyait aller s’agenouiller tous les soirs devant l’autel du bienheureux martyr. Avec raison on a pu dire, — et il le reconnaissait lui-même — que Jacques Perboyre a été aimé de Dieu et des hommes : il le devait à sa bonne grâce charmante, fine fleur de sa vertu (2).

1925. À Dax, Mgr Reynaud, vicaire apostolique de Ning-po, consacre la gracieuse chapelle romano-byzantine de Notre-Dame du Pouy. A cette solennité, si bien enchâssée dans l’année du tricentenaire de la fondation de la petite Compagnie, de nombreux ecclésiastiques de la ville ont voulu être présents, entraînés par Mgr de Cormont, évêque d’Aire et de Dax. Le T.H. Père Verdier, dont c’est la cinquantième année de vocation, a tenu, lui aussi, à prendre part à la fête, ainsi que le visiteur, M. Sackebant, NN. SS. Larquère et Potier, préfets apostoliques en Colombie, et Mgr Faveau, vicaire apostolique de Hangchow. Lorsque, à 11 heures, la longue et belle cérémonie de consécration a été — majestueusement et sans fatigue visible — accomplie par Mgr Reynaud, c’est Mgr Faveau qui chante au maître-autel, encore tout humide des onctions qu’il vient de recevoir, la première grand’messe pontificale (3).

1) Rosset : Vie de. M. Etienne. pp. 1-2.
2) Annales, t. 61, pp. 542-5-li3 ; t. 102, pp. 548-549.
3) Bulletin des Missions des Lazaristes, nov.-déc. 1925, pp. 202-264 ; Annales, t. 90, p. 7.

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