Ephémérides : 09 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1628. À Paris, l’archevêque, Jean-François de Gondi, renouvelle à Monsieur Vincent ses pouvoirs de supérieur du monastère de la Visitation (1).

1635. À Monceaux, dans le diocèse de Sens, naissance de Nicolas Pierron, qui sera le quatrième supérieur général de la Mission (2).

1641. Sainte Louise écrit à “M. des Roches, chantre de Notre-Dame de Paris” auquel appartient le gouvernement des Petites écoles de la ville, des faubourgs et banlieues de Paris. Elle veut “obtenir la permission d’ouvrir des classes” pour les pauvres petites filles “dans l’espérance que Dieu sera glorifié si les pauvres sans rien donner, peuvent librement envoyer leurs enfants aux Écoles, sans que les personnes riches leur puissent empêcher ce bien”… La requête sera entendue et le 29 mai, “Michel Le Masle, conseiller du Roi en tous ses conseils d’État et Privé, prieur et Seigneur des Roches de Saint-Paul, chantre et chanoine de l’insigne et métropolitaine Église de Paris “accorde cette autorisation” à notre bien-aimée Demoiselle Le Gras, demeurant dans la Paroisse de Saint-Laurent à Paris “à charge d’enseigner les pauvres filles seulement”.(R)

1656. Sainte Louise écrit aux Sœurs de Bernay : “Oh ! que je souhaite que vous soyez aimées, cela étant tout à fait nécessaire pour faire du bien aux lieux où la divine Providence vous appelle… Ne faites paraître autre chose que de servir les Pauvres et vos écolières”.

1897. Les premières Filles de la Charité arrivent à Madagascar. Le 22 octobre 1902, Sœur Bertrou y sera envoyée comme première Visitatrice.(R)

1920. À Rome, béatification de Louise de Marillac. Le T.H.P. Verdier et la T.H. Mère Maurice assistent à la cérémonie. Six cardinaux français sont présents, ainsi qu’une vingtaine de diocèses de France en la personne de leurs évêques (3).

1935. À Montolieu, dans la nuit du 9 au 10 mai, M. Eugène Vidal meurt. Aux premières heures du jour, on le trouve assis, sans vie, dans son fauteuil. La consternation qui accueille ce dénouement imprévu montre quelle vénération la vie et les vertus de M. Eugène Vidal ont suscitée. Mais il est curieux aussi de constater combien la plupart des étapes de son existence ont été marquées par des événements brutaux. Professeur aux grands séminaires de Nice et de Tours, il est, en 1903, nommé supérieur de l’École apostolique de Loos. Mais la persécution l’oblige à fermer la maison. Son règne qui ne dura que quelques semaines, lui permet de prononcer une de ces phrases dont il était coutumier : à M. Forestier, il déclare : «Vous aviez fait un fichu supérieur, vous avez maintenant un supérieur fichu.» La Hollande l’accueille et il enseigne à Panningen, de 1903 à 1914. Ce furent là onze années d’un professorat qui fait encore bénir la mémoire de M. Vidal. Et tous, confrères et élèves, se seraient réjouis de le voir continuer cette tâche ; mais, en 1914, alors qu’il prêchait une retraite de Sœurs à Lille, la guerre éclata et le bloqua dans la métropole du Nord ; il y connut la vie dangereuse des bombardements et même un jour, la particulière volupté d’être, à la kommandantur, interrogé sous la menace du revolver. Ce fut là, mis à part sa mort subite, le dernier événement violent de sa carrière. Avec la paix, le voilà professeur de dogme à Montpellier jusqu’en 1927, année où il inaugure ses fonctions d’aumônier à Montolieu. Dans cette grande maison de la souffrance, il met tout son cœur à consoler, et il édifie par une régularité digne de l’ancien directeur de séminaire qu’il fut. Et il réjouit aussi : son origine méridionale, — il était né à Fraissé-sur-Agoult, dans l’Hérault, le 8 juillet 1863, — lui donna cet esprit pétillant qui faisait le charme de ses conversations, ou plutôt de ses monologues, car quand il parlait il n’y avait plus qu’à l’écouter. Mais son bon cœur fut le garde-fou de son esprit. Son admirable piété montrait à tous le chemin vers ce Dieu bon qui dut accueillir avec une particulière bienveillance ce perpétuel semeur de paix joyeuse (4).

1) S. V. XIII, pp. 84-85.
2) Circulaires, t. II, p. 207.
3) Annales, t. 85, pp. 346-350.
4) Annales, t. 100, pp. 901-909.

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