Ephémérides: 09 août

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1646. Louise de Marillac signe le contrat d’établissement des Filles de la Charité à l’hôpital Saint-René de Nantes. Ce contrat signale que l’Evêque et le Maire de la ville ont donné leur consentement à la venue des Filles de la Charité par délibération du 6 mai 1646. A la fin du texte, sont notés les noms des six Sœurs (cf. 26 juillet 1646). (C)

1655. Monsieur Vincent demande la délivrance d’un passeport pour trois missionnaires, Thomas Berthe, Jean Lasnier et Aubin Gontier et trois Filles de la Charité Marguerite Chétif, Madeleine Raportebled et Jeanne Lemeret. Ils s’apprêtent à partir en Pologne à la demande de la Reine de Pologne. Leur voyage sera interrompu à Rouen, à cause de l’envahissement de la Pologne par les troupes suédoises. (C)

1699. Décès de Sœur Julienne Loret à Fontainebleau : elle a 77 ans et a vécu 55 ans dans la Compagnie des Filles de la Charité. Après avoir été Directrice du Séminaire, elle est envoyée comme Sœur Servante à Chars, à Fontenay-aux-Roses, à Fontainebleau. Elle est nommée quatre fois Assistante de la Compagnie. Durant les dernières années de sa vie, Sœur Julienne Loret vit la dépendance à travers mille et mille actes d’humilité et de conformité à la volonté de Dieu. (C)

1710. À Versailles, M. François Watel, supérieur général, accepte que les confrères s’établissent au séminaire de Saint-Charles de Poitiers. Dans cette ville, nous dirigions déjà le grand séminaire depuis 1681. A Saint-Charles, les jeunes gens étudieront, pendant cinq ans, philosophie et théologie avant d’entrer au grand séminaire où ils ne passeront que douze ou quinze mois (1).

1743. Mère Marie Anne Bonnejoye et les trois Sœurs officières, avec l’accord du Supérieur général, Monsieur Couty, signe devant notaires à la Maison-Mère, le retrait des trois Sœurs de la paroisse de Liancourt qui deviendra effectif le 1er septembre prochain. Le curé devra fournir aux Sœurs un certificat de bonnes vie et mœurs. Les Sœurs de l’hôpital sont maintenues. (C)

1883. À Ning-po, dans la soirée d’hier, est mort Mgr Edme Guierry, vicaire apostolique du Tchékiang. Il est de cette solide Bourgogne qui, à la même époque, donnait à la petite Compagnie et à la Chine, Raphaël Thierry, Mgr Rouger et Mgr Delaplace. Edme Guierry est né, en effet, le 4 juillet 1825, à Estrée, près d’Avallon. Entré à vingt-trois ans au Séminaire, après ses études à Auxerre et à Sens, il arrive à Ning-po en mai 1853. Il s’y fait remarquer par son dévouement apostolique et aussi par le tact avec lequel il s’acquitte de ses fonctions de procureur. Coadjuteur, en 1865, de Mgr Mouly, vicaire apostolique de Pékin, il lui succède trois ans plus tard, et en 1870, au concile du Vatican où il siège parmi les Pères, Mgr Guierry apprend qu’il est transféré au Tché-kiang. C’est environ vingt cinq millions d’âmes qu’il reçoit ce jour-là. Il lui faut donc, avec à, peine une quinzaine de prêtres, travailler cette masse païenne, et encore dans l’atmosphère pénible qu’ont créée les massacres de Tien-tsin. Mais il sait s’attirer la sympathie, même des païens : avec sa haute taille, sa robustesse, sa physionomie qui respire à la fois la dignité et la bienveillance, avec son large bonnet d’astrakan, il en impose à tous ; et en même temps il conquiert sa population qui a le culte des ancêtres, en lui prouvant que le christianisme ne détruit pas le respect pour les morts. Petit à petit, chacune des onze préfectures que compte la province, voit se multiplier chrétiens et catéchumènes. S’il est vrai, comme le dit saint Vincent, qu’un mouton fait un mouton, et un saint un saint, le christianisme devait fleurir sous les pas de ce vicaire apostolique, puisque, selon l’émouvant témoignage de Mgr Delaplace, son compatriote et son prédécesseur à la tête du Tché-kiang, Mgr Guierry était un «rude chrétien» (2).

1917. À Paris, l’Académie française couronne le livre de notre confrère, M. Gleizes, intitulé « Jean Le Vacher », et donne ainsi une belle sanction à tous les éloges que la presse a décernés à cet ouvrage, dès sa parution. «C’est la meilleure manière de comprendre et d’écrire l’histoire», disait un critique. Et un autre : «Quel travail de bénédictin il suppose et quel talent de biographe il révèle» (3).

1) Notices, IV, p. 72.
2) Annales, t. 99, pp. 348-359 ; t. 49, pp. 135-141 ; Van den Brandt : Les Lazaristes en Chine, pp. 58-59.
3) Annales, t. 99. pp. 7-8.

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