Ephémérides : 07 mai

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1711. À Paris, ouverture de la huitième Assemblée générale. Elle aurait dû commencer une semaine plus tôt ; mais il fallut attendre l’arrivée des députés d’Italie et de Pologne, ainsi que M. Hénin, visiteur d’Aquitaine. Réunis sous la présidence du vicaire général, M. Jean Bonnet, les vingt-huit membres donnent, deux jours après l’ouverture, un successeur à M. François Watel, décédé le 3 octobre 1710, et c’est M. Bonnet lui-même qui est élu. Puis dans un climat de paix et de charité mutuelle que le nouveau supérieur général se plaira à souligner, l’Assemblée passe en revue certains points de règle qu’elle demande à M. Bonnet de rappeler à la vigilance des visiteurs et des supérieurs. Enfin elle soumet à la prudence du successeur de saint Vincent quelques demandes. Parmi celles-ci, il faut noter l’idée émise par les députés d’habituer les jeunes gens à la prédication, à l’enseignement et autres fonctions de la Compagnie. A quoi le supérieur général répondra : « Il ne faut pas attendre qu’à l’avenir les jeunes gens soient aussi habiles, au sortir de leurs études, qu’ils le sont après huit ou dix ans d’exercice. » Cependant, ajoute M. Bonnet, « nous emploierons les derniers six mois de la troisième année de théologie à exercer nos clercs étudiants et MM. nos jeunes prêtres dans les fonctions auxquelles ils seront destinés. » Après sa neuvième session, la huitième Assemblée se clôture le 18 mai (1).

1870. Journée d’agitation et de trouble à Paris. Quelques Sœurs de l’Hospice d’Issy-les-Ménages, arrivent à la Maison-Mère. Depuis deux jours, les locaux reçoivent bombes sur bombes. Plusieurs hospitalisés ont été tués. On évacue la Maison, mais on laisse encore des malades et des infirmes. Les Sœurs chargées de les soigner ne veulent pas les abandonner. La situation empire dans la capitale. Calomnies et fausses nouvelles sont répandues à profusion.(R)

1895. À Baltimore, en cette ville américaine, où les Prêtres de la Mission sont établis depuis 1850, vient au monde celui que la double famille vénère aujourd’hui sous le nom de Très Honoré Père William Slattery (2).

1942. À Carcassonne, mort de M. Raphaël Poupart. En 1905, la Colombie accueille ce jeune docteur venu de Rome, et il travaille jusqu’à la guerre de 1914. Son cœur restera fidèle à cette belle province, comme le prouveront les souvenirs qu’il aimait à évoquer sur un mode héroï-comique. Après la guerre et un séjour de sept ans au séminaire d’Angoulême, M. Poupart vient à la Maison-Mère, et de 1926 à 1939, il se consacre au service des Sœurs et des séminaristes. Les premières l’accapareront de plus en plus, mais les séminaristes de l’époque ont l’impression qu’il leur donne, à eux, toute sa bonté paternelle, toutes les lumières de son solide bon sens et qu’il aime à renouveler en eux cette jeune gaieté qui anime ses classes de prédication et de droit canon. Ses dernières années sont consacrées à la formation morale des Petites Soeurs du séminaire réfugiées à Montolieu. Vivant du plus authentique esprit de saint Vincent, M. Poupart, sous ses allures modestes de breton trapu, a certainement marqué beaucoup d’âmes par sa bonté simple et son jugement sûr (3).

1) Circulaires I, pp. 250-261.
2) Annales, t. 110-111, couverture.
3) Annales, t. 106-107, pp. 3l3-314.

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