Ephémérides: 07 juilliet

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1667. Décès de Monsieur Jean de Horgny, directeur de la Compagnie depuis mai 1660. Monsieur Jean Gicquel est nommé pour le remplacer. Né en 1617, entré dans la Congrégation de la Mission en 1647, il a eu le privilège d’assister Monsieur Vincent au moment de sa mort. Son état de santé l’obligera à quitter le poste de Directeur fin 1672. (C)

1679. À Paris, clôture de la première Assemblée sexennale. Après elle, quinze autres Assemblées de ce genre s’inscriront dans l’histoire de la petite Compagnie. La dernière d’entre elles se tiendra du 26 au 30 juillet 1939. La nécessité ne s’en faisant plus sentir, les Assemblées sexennales sont désormais supprimées. Cependant, pour éviter qu’un temps trop long ne s’écoule entre deux Assemblées générales, il a été décidé qua l’Assemblée générale se tiendrait désormais tous les six ans (1).

1698. Le chancelier de la cathédrale de Meaux, administrateur de l’Hôtel Dieu de Mitry-Mory signe avec Mère Julienne Laboue et les trois officières le contrat d’établissement de deux Sœurs pour le soin des malades de la paroisse et l’école aux petites filles. Il est précisé que les Sœurs auront un logement dans le bâtiment de l’Hôtel-Dieu.

1737. Monsieur Couty envoie une longue circulaire aux Filles de la Charité dans laquelle il relate les cérémonies de la canonisation de Saint Vincent par le pape Clément XII. Il demande aux Sœurs de célébrer cette fête dans leurs église ou chapelle et annonce qu’une octave solennelle commencera à Paris le 24 septembre prochain. A cette circulaire est joint le décret pour la canonisation du bienheureux serviteur de Dieu, Vincent de Paul. Monsieur Couty précise que la fête de saint Vincent sera célébré tous les ans le 19 juillet.

1885. À Rome, Léon XIII approuve la décision de la Propagande qui érige, en Chine, un nouveau vicariat apostolique : celui du Kiang-si oriental. Cette nouvelle division comprend quatre préfectures et dix mille chrétiens. Son administration est confiée à notre confrère, M. Casimir Vie, qui reçoit le titre d’évêque de Métellopolis, ancien siège de Phrygie (2).

1911. Au Berceau de Saint Vincent, un chapitre d’histoire se clôt avec la mort de son cinquième supérieur : M. Stéphane Serpette. C’est comme diacre que ce fils de la Picardie, ancien élève de Montdidier, arriva au pays de saint Vincent, en 1871. Il ne devait plus en bouger. Pendant ses premières années de professorat, M. Serpette se pénétra de la pensée de M. Lacour, premier supérieur de l’école apostolique. Le tempérament de ces deux hommes était diamétralement opposé : l’un avait toute la hardiesse, toute l’opulence verbale, toute l’activité débordante du Midi ; l’autre, la timidité, l’aptitude à composer avec les événements et les êtres, le silence actif et l’activité limitée au but à atteindre avec la ténacité du Nord. Tous les deux, au demeurant, gascons… ou presque. Malgré ces oppositions de caractère, ou peut-être à cause d’elles, M. Serpette devint le collaborateur indispensable de M. Lacour et de ses trois successeurs, jusqu’au jour où, en 1894, lui échut, à son tour, le gouvernement du Berceau. M. Serpette, ce prêtre qui ne songeait pas à mettre en pratique un système pédagogique et qui, en faisant fi de toute méthode, en avait une, celle de la bonté, a réussi par cette méthode qui ne pouvait d’ailleurs être appliquée que par lui. Il fut bon, bon avec toutes les nuances de compassion, de bienveillance, de bienfaisance, de tendresse et de fermeté que comporte cette vertu. Les résultats de ce système qui n’en était pas un, ce fut d’abord l’esprit familial du Berceau qui survit au «bon Père Serpette» ; ce sont aussi les fils qu’il a donnés a la petite Compagnie : de son vivant, on en comptait déjà deux cents !… Tous les enfants sur lesquels il s’est penché, pourraient ratifier le mot de l’un d’entre eux : «Combien Dieu doit être bon, puisque M. Serpette est déjà si bon !» (3).

1) Répertoire historique C.M., p. 8 ; Annales, t. 104, pp. 692-693 ; t. 119-120, p, 417.
2) Annales t. 51, p. 98.
3) Annales, t. 76, pp. 449-555 ; t. 89, pp. 179-204, 1067 1077 ; t. 90, pp. 346-356.

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