Ephémérides: 05 juin

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1857. À Nantes, le P. Etienne s’embarque à destination du Portugal. Il est invité par l’impératrice douairière du Brésil, tante du roi de Portugal, à venir à Lisbonne pour y régler les détails de l’établissement des Filles de la Charité dans le Royaume. Au milieu du siècle dernier, la province lazariste établie au Portugal en 1736 et jadis si florissante, était réduite à la seule personne du visiteur, par suite du décret de 1838 supprimant tous les ordres religieux sur le territoire portugais. En 1856, une épidémie de choléra désolant le Portugal, la tante du Roi réclama le secours des Filles de la Charité. M. Etienne accepta, mais en demandant que les Prêtres de la Mission fussent rétablis en même temps. Une ordonnance royale ayant expressément autorisé le rétablissement de la petite Compagnie sur les rives du Tage, M. Etienne pouvait donc aller sur place régler l’application pratique de cet acte du gouvernement portugais (1).

1870. Un terrible incendie ravage Péra (Constantinople). 5 000 immeubles sont détruits et 40 000 personnes sont sans abri et dénuées de tout. A l’hôpital autrichien desservi par les Filles de la Charité, Sœur Kurth restée avec ses grandes malades qu’elle ne veut pas abandonner, court à la chapelle prendre le ciboire resté dans le tabernacle. Quand tout s’écroule, on la retrouve tenant sur son cœur ce ciboire plein d’hosties, morte où l’attachait le devoir. Elle avait 29 ans.(R)

1922. Élection de Notre Mère Inchelin. Avant son généralat elle s’attacha particulièrement à donner aux Filles de la Charité une formation professionnelle de qualité, et ouvrit l’esprit des religieuses à une collaboration inter-communautés ; sans parler de la collaboration avec les infirmières laïques. A Saint-Joseph où elle retourne après son généralat, l’école recevait des religieuses de tous ordres, et pour les non-diplômées, elle créa des cours de formation accélérée qui maintinrent de nombreuses Sœurs au Service des Pauvres. Pour les Filles de la Charité, elle édita un manuel pour les Hospitalières et soignantes à domicile. Ses instructions entretinrent dans plusieurs générations l’amour des Règles et de la Compagnie. Ce fut à Lourdes que débuta l’Union des Religieuses Hospitalières qui devait par la suite prendre une telle extension dans l’Église universelle.(R)

1928. À Musinens, où il est arrivé depuis trois jours pour se reposer, M. Lucien Bouclet meurt à l’âge de quarante-neuf ans. Parisien de naissance, c’est à l’orphelinat Saint-Louis de la rue de Sèvres qu’il trouva sa vocation de fils de saint Vincent. Le Berceau, où il avait fait de très bonnes études classiques, sera heureux de le garder comme professeur jusqu’à la guerre de 1914. Après Alger et Antoura, c’est la Maison-Mère qui devient le cadre des dernières années terrestres de M. Bouclet. Au secrétariat, il trouva un emploi pour lequel il avait toutes les aptitudes requises, et c’est à lui que, juste un an avant sa mort, fut confiée l’administration de l’Almanach des Missions, travail auquel il se voua avec tant de cœur que sa frèle santé n’y résista pas. M. Bouclet a donné à la petite Compagnie vingt et un ans de sacerdoce, dans un effacement si complet que seuls quelques intimes ont pu deviner les beautés de son âme. Sa réserve était faite de timidité, comme aussi d’un sentiment sincère d’impuissance devant certains emplois, et son état de santé n’était pas de nature à le faire réagir en sens inverse. Mais M. Bouclet était une âme de générosité qui supporta vaillamment toutes sortes de souffrances physiques et morales. Sa générosité est allée, pense-t-on, jusqu’à offrir sa vie pour le salut de l’âme de l’un de ses frères mort sans se réconcilier avec le Bon Dieu (2).

1939. À Hébo, assisté de deux médecins et entouré de nombreux ecclésiastiques, parmi lesquels notre confrère M. Valentino Ferrando, d’Adigrat, Mgr Luigi Marinoni, vicaire apostolique d’Erythrée, procède à la reconnaissance des restes de Justin de Jacobis (3).

1947. Élection de M. Slattery, Supérieur Général. Il trouve à la tête de la Communauté, Notre Mère Blanchot à laquelle succédera Notre Mère Lepicard et Notre Mère Guillemin, avec comme Directeur Général M. Castelin, puis M. Jamet. (R)

1) Rosset : Vie de M. Etienne, pp. 405-406. Annales, t. 63, pp. 224-227.
2) Annales, t. 93, pp. 621-626.
3) Annales, t. 104, pp. 621-624.

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