Ephémérides : 03 octobre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1637. À Troyes, Monsieur Vincent pénètre dans le parloir du Carmel. Il y trouve René de Breslay, évêque de Troyes, et Noël Brulart de Sillery, homme très riche et très pieux. Il y a, là aussi, deux notaires royaux. Et, de l’autre côté de la grille, Mère de la Trinité, la supérieure du monastère. Elle et l’évêque ont été mûs, tous les deux, par une inspiration qui les fit songer à la nécessité d’une maison de missionnaires dans le diocèse. Et ils ont fait appel à Monsieur Vincent. Les contractants s’entendent vite sur les clauses : René de Breslay, l’évêque, donne l’hôtel qu’il possède à Paris, Grande-Rue du Faubourg Saint-Michel, à la Congrégation qui, en échange, doit lui fournir six prêtres et deux frères pour l’œuvre des Missions et celle des Ordinands. De son côté, Noël Brulart de Sillery ajoute mille livres de rentes, à condition que les terres de sa Commanderie soient évangélisées tous les cinq ans et que les Confréries de la Charité soient régulièrement visitées (1).

1703. Les Sœurs de l’hôpital de Fontenay le Comte, arrivées au début de l’année (cf. 17 janvier 1703) sont obligées de partir. Les anciennes servantes ne les acceptent pas. Les Administrateurs, désolés, pensent les redemander lorsque les difficultés seront résolues, c’est-à-dire après le décès de ces servantes ! (R)

1769. Sœur Antoinette Defraisines de La Tour (52 ans et 29 de vocation), Sœur Servante à la paroisse Saint Sernin à Toulouse, est appelée par le Conseil de la Compagnie pour remplacer Sœur Jeanne Pacaud dans la charge d’Assistante. A peine arrivée à Paris, Sœur Antoinette de La Tour tombe malade : il est jugé opportun de la renvoyer à Toulouse où elle meurt quelques mois plus tard, le 10 mars 1770. (C)

1787. Les administrateurs du nouvel hôpital de Cusset (Allier) souhaitent des Filles de la Charité pour le soin des malades. Le contrat d’établissement de cinq Sœurs est signé à Paris devant notaires, par leur procureur et Mère Renée Dubois, Sœur Cécile Chirac, Sœur Madeleine Poinsel et Sœur Judith Moustyro. Il est précisé que les Sœurs auront seules la responsabilité de la pharmacie, et que l’une des Sœurs sera destinée pour l’école aux petites filles de la paroisse. Les Sœurs ne seront envoyées qu’en juillet 1788. (C)

1841. À Macao, en quatre jours, la fièvre emporte M. Joachim-Alphonse Gonçalez. Par ses savants travaux, ce fils du Portugal honore la petite Compagnie en laquelle il fut admis le 17 mai 1799. Vers la Chine qu’il avait demandée, il s’en fut en 1812. Il était destiné à Pékin : ses aptitudes pour les mathématiques et l’astronomie feraient merveille à la Cour impériale, pensait-on. Mais c’était l’époque de l’empereur Kia-Kin, si rigoureux dans ses édits contre le christianisme. Joachim Gonçalez resta donc à Macao comme professeur au collège Saint-Joseph. Gardant l’espoir d’atteindre Pékin, durant les premières années, il s’adonna à l’étude du chinois ; bientôt il parla la langue mandarine avec une volubilité égale à sa parfaite manière d’accentuer. Puis, constatant que Pékin restait décidément inaccessible, il voulut cependant être utile aux gens de Macao et, dans ce but, se mit à l’étude du cantonnais ; en peu de temps, il y fut virtuose. A partir de 1828, Gonçalvez commença la publication d’ouvrages qui allaient faire de lui l’un des plus éminents sinologues ; sa dizaine d’ouvrages va d’une grammaire latino-chinoise à une traduction chinoise du Nouveau Testament en passant par des dictionnaires et dès lexiques qui jouirent d’une grande autorité dans le domaine de la sinologie. Joachim Gonçalvez était membre de la Société asiatique de Londres et l’Académie de Lisbonne l’a inscrit parmi ses gloires nationales… mais seulement après sa mort (2).

1865. Une lettre raconte le dévouement des Sœurs qui se sont enfermées au Lazaret de Salonique avec les cholériques. Elles faisaient aussi des distributions de vivres à des centaines de Pauvres. (R)

1870. On oblige les Sœurs à quitter L’Hay avec les vieillards car la bataille va commencer : quatre voitures emmènent les infirmes, mais les 60 valides feront à pied la route L’Hay-Versailles et marcheront pendant huit heures de suite, avec leurs Sœurs. (R)

1926. À Rome, a lieu la béatification de Ghébré-Michaél. Le T.H.P. Verdier y assiste et offre à Pie XI, entre autres cadeaux, un traité d’astronomie écrit de la main de Ghébré-Michaël. Ravi, Pie XI ne peut s’empêcher de dire : «Vous avez voulu flatter mes goûts de vieux bibliothécaire» (3).

1) Coste. II. p. 93.
2) Rosset : Notices bibliographiques sur les écrivains de la CM. pp. 118-126.
3) Annales. t. 91, pp. 891-893.

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