Ephémérides : 02 septembre

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1672. À Paris, qui célébrait alors en ce jour la fête de saint Lazare, M. René Alméras, premier successeur de saint Vincent, meurt à 9 heures et demie du matin (1). Sa famille, famille aisée de magistrats, qui résidait à Paris où il naquit en 1612, fit tout pour empêcher le jeune homme, déjà pourvu d’une charge de conseiller au grand Conseil, d’entrer dans l’obscure Compagnie de Monsieur Vincent qui, selon eux, avait le tort de ne s’occuper que des pauvres. Il faut dire d’ailleurs qu’un jour l’opinion de la famille Alméras sera complètement retournée : le père du successeur de saint Vincent prendra lui-même, en 1657, la soutane de séminariste à l’âge de quatre-vingt-deux ans et mourra dans la Compagnie un air après (2). Le 31 décembre 1636, René Alméras était reçu il Saint-Lazare. Cinq ans après, Monsieur Vincent lui confiait la direction du Séminaire interne. Chargé ensuite de la Visite de plusieurs maisons, il est envoyé comme supérieur à Rome d’où en 1651 Monsieur Vincent le rappelle pour lui donner l’administration du séminaire Saint-Charles, dans l’enclos de Saint-Lazare. La guerre et la famine lui valent d’aller se dévouer auprès des malheureuses populations de la région de Laon. Quand, épuisé, il rentre dans la capitale, Monsieur Vincent le prend comme Assistant. Relié Alméras a eu l’honneur — honneur unique — d’avoir son nom écrit par Monsieur Vincent dans la fameuse cassette d’où sont sortis, depuis, les Vicaires généraux de la Compagnie. Ce choix du Fondateur ne pouvait qu’être ratifié, par la première Assemblée générale qui s’ouvrit le 15 janvier 1661. Au dire de Lacour, il y eut au moins un confrère qui hésita a donner son suffrage à M. Alméras, tellement il jugeait mauvaise la santé du Vicaire général. Elle l’était, mais elle n’empêcha pas l’élu de gouverner pendant onze ans, d’une main ferme et douce tout à la fois, avec un réel talent d’administrateur, la petite Compagnie et les Filles de Mademoiselle Legras. Tout imprégné de la pensée de Monsieur Vincent, M. Alméras enrichit l’héritage que la mort du fondateur de la Mission avait transmis à ses soins. Il mena à bien la fondation de huit maisons : Metz, Fontainebleau, Amiens, Noyon, Saint-Brieuc, Lyon, Naples et Narbonne. Il fit rassembler une ample moisson de documents, afin que Louis Abelly pût écrire la vie de Monsieur Vincent. Il plaça de façon particulière la Congrégation sous la protection de la Très Sainte Vierge, fit faire à la deuxième Assemblée générale, celle de 1668, de sages règlements pour la direction des missions et des séminaires. Et après avoir donné toutes ses forces à l’œuvre vincentienne, son corps put légitimement reposer à la droite de celui de saint Vincent dans le chœur de Saint-Lazare, et son âme aller s’unir à celle du saint Fondateur dans la contemplation du Seigneur de la Charité (3).

1675. Monsieur Jacques Amelot signe avec Mère Nicole Haran et les trois Sœurs officières le contrat d’établissement de deux Sœurs pour servir les malades, invalides et autres nécessiteux de la paroisse de Maurée et des hameaux environnants au diocèse de Chartres. Jacques Amelot, à l’âge de 6 ans, a eu comme tuteur, Michel de Marillac, le tuteur de Louise de Marillac. Sa mère, veuve, épouse en 1601 Michel de Marillac, le futur garde des Sceaux, lui aussi veuf depuis un an. (C)

1680. Envoi de deux Sœurs à Thibouville, proche de Bernay pour le soin des malades et l’instruction des petites filles. Le marquis de la Rivière Thibouville établira une rente en leur faveur le 27 octobre 1694. (C)

1720. Mère Sébastienne Mazurier, assistée de ses conseillères et avec l’accord du Supérieur général, en présence des notaires, déclare nul l’établissement de Baye (cf. 25 mai 1678). La rente prévue en 1680 n’est plus versée du fait de la vente de la Baronnerie. (C)

1792. Martyre de Louis-Joseph François et Jean-Henri Gruyer cm. Voir demain 3 septembre.

1) Notices, III. p. 330.
2) Notices, II. p. 454-461.
3) Circulaires, t. I, pp. 28-30 ; Annales, t. 62, pp. 148-158 ; 296-329, t. 63, pp. 131-161.

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