Ephémérides: 02 juilliet

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1643. Louise de Marillac, à Paris, signe le contrat par lequel la Duchesse d’Aiguillon fait don aux Filles de la Charité de la somme de douze mille livres tournois dont les revenus sont particulièrement destinés à l’entretien des deux Sœurs de Richelieu qui ont soin des pauvres malades et de l’instruction des petites filles. (C)

1715. Un contrat est passé devant les notaires du Châtelet pour l’établissement d’une Fille de la Charité comme maîtresse d’école à Bourbon l’Archambault. Cette Sœur rejoint les trois autres arrivées en 1661 pour servir les soldats malades, venus pour une cure aux eaux de Bourbon. (C)

1759. À Paris, ouverture de la douzième Assemblée générale, convoquée par M. de Bras, élu supérieur général douze ans auparavant. Composée de trente-sept membres, l’Assemblée va siéger jusqu’au li juillet (1).

1897. À Prime-Combe, ont lieu les obsèques de M. Louis Dillies, deuxième supérieur de Prime-Combe et vicaire général honoraire de Nîmes. Le 15 juin, en voulant éteindre un commencement d’incendie, M. Dillies s’est brûlé grièvement. Quelques jours après, une double congestion pulmonaire et cérébrale complique son état, et, à peine âgé de cinquante-huit ans, M. Ditlies meurt, le 30 juin. Le feu a eu raison de ce corps, instrument infatigable d’une âme de feu. Quand il arriva à Prime-Combe, en 1882, M. Dillies avait été professeur au grand séminaire d’Amiens et missionnaire à Vichy et à Bordeaux. A Prime-Combe, il transforma la maîtrise en école apostolique, et donna au pèlerinage une forte impulsion. C’est M. Dilliee qui est à l’origine de presque toutes les constructions de la combe mariale, depuis la Nêranda qui prolonge harmonieusement la chapelle, jusqu’à l’hôtellerie qui peut recevoir pèlerins et retraitants. Apôtre inlassable, il a porté la parole de Dieu dans les diocèses de Nîmes et de Montpellier, avec son éloquence «faite plutôt de la richesse du cœur que de l’originalité de la pensée, éloquence aidée par une voix prenante et une action d’une vivacité toute méridionale». Les missions de M. Dillies connaissaient un prodigieux succès intérieur et extérieur. C’est à la fin des exercices de celle de Nîmes que Mgr Gilly, en pleine cathédrale, nomma M. Dillies vicaire général honoraire. Et l’ambiance de cette clôture de mission était telle qu’aux paroles de l’évêque accordant cette distinction à l’ardent missionnaire, la foule qui se pressait dans la cathédrale, répondit par des applaudissement prolongés… Derrière le cercueil qui emporte en ce jour la dépouille de M. Dillies vers le caveau qu’il fit construire pour les missionnaires, marche le neveu du supérieur de Prime-Combe, M. Louis-Jules Dillies, qui devait à Saint-Pons, à Wernhout et à Lille, comme son oncle à Prime-Combe, laisser un nom inoublié (2).

1955. À Paris, la trente-deuxième Assemblée générale réalise son premier objectif : l’élaboration du grand Conseil qui doit compter six membres. Alors que, en cas de besoin, les Constitutions prévoient trois tours de scrutin pour l’élection de chacun des assistants, aujourd’hui un seul scrutin suffit à rassembler suffisamment de voix sur chacun des élus. Ce sont : MM. Félix Contassot, Fermin Campo, Giuseppe Lapalorcia, John Zimmerman, Wlaclaw Knapik, Francisco Godinho… C’est un bel ensemble de langues et de nations, un vrai bouquet de catholicité (3).

1) Circulaires t. I, p. 524.
2) Annales, t. 63, pp. 34-40, t. 101, pp. 818-823 : 898-901.
3) Annales, t. 119-120, pp. 478.

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