Ephémérides: 02 août

Francisco Javier Fernández ChentoÉphémérides vincentiensLeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: Jean Gothier, C.M. · La source : Encyclopédie Vincentiennne.
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1649. Louise de Marillac signe un document écrit par Elisabeth Hellot. C’est la reconnaissance des biens donnés pour les Sœurs de Fontenay-aux-Roses. “Nous, soussignée Supérieure des Filles de la Charité, servantes des pauvres malades des paroisses, reconnaissons que Monsieur Béguin a fourni à deux de nos Sœurs tous les meubles conformes aux deux pages ci-devant pour s’en servir tant qu’elles seront demeurant à Fontenay-aux-Roses pour y servir les pauvres malades […] Et de plus, reconnaissons avoir été mis entre les mains de nos dites Sœurs par le dit Sieur Beguin la somme de soixante-quinze livres pour demie année de leur nourriture et entretien.” (C)

1681. La Princesse Louise de la Tour d’Auvergne, la présidente de la Confrérie de la Charité et le curé de la paroisse de Colombes viennent signer à Paris le contrat d’établissement de deux Sœurs dans le village pour le soin des malades et l’instruction des petites filles. Sœur Claude Musset (44 ans et 26 de vocation) et sa compagne ont été envoyées à Colombes dès le mois de juin. (C)

1687. À Paris, le Parlement enregistre les lettres patentes par lesquelles Louis XIV confirme l’érection et l’union à la Congrégation de la Mission de la cure de Saint-Louis à Rochefort. C’est l’évêque de La Rochelle, Mgr Henri de Laval, qui a voulu cette nouvelle division administrative. Le Roi, lui, s’est engagé à verser une pension annuelle de trois cents livres pour chacun des six prêtres, des deux clercs et des deux frères qui constituent le personnel de cette nouvelle maison (1).

1694. À Marcillé-la-Ville (Mayenne), un contrat, avec fondation de rentes, est passé devant notaire par Monsieur Jouanneau, curé de Villaines La Juhel, pour l’envoi d’une troisième sœur dans la paroisse. Ce contrat est transmis à Mère Mathurine Guérin à Paris. (C)

1710. Mgr Jean-Claude de la Poype de Vertrieu, évêque de Poitiers, passe l’acte établissant à perpétuité les Prêtres de la Mission, directeurs spirituels et temporels de son petit séminaire de Saint-Charles (2).

1741. À Paris, signature du contrat pour l’établissement de deux Sœurs à Tougin près de Gex (diocèse de Genève), pour soigner les malades dans leur famille et tenir gratuitement l’école aux petites filles. Sœur Marie Mousseron et sa compagne quittent Paris le 7 septembre. (C)

1766. Monsieur Noyelle, prêtre de la Mission et procureur de Saint-Lazare, au nom des Administrateurs de l’Hôtel Dieu, signe avec Mère Angélique Hesnard et les Sœurs Officières le contrat d’établissement de trois Sœurs dans l’hôpital de Saint-Po-sur-Ternoise dans le Pas-de-Calais. Celles-ci sont arrivées en mai à l’hôpital.

1935. À la Maison-Mère, à 11 heures du soir, Mgr Jean-Louis Clerc-Renaud, évêque titulaire d’Elée et ancien vicaire apostolique du Kiang-si oriental, meurt dans sa soixante-dixième année. A dix-huit ans, ce jeune Lyonnais qui rêvait de se consacrer aux missions étrangères, vint demander conseil à un religieux de la Chartreuse de Sélignac ; et celui-ci, dans la lettre qu’il adressa alors au supérieur général pour demander l’admission de son jeune client, écrivait entre autres choses : «Jean-Louis Clerc-Renaud appartient à une honnête famille, il n’a fréquenté que les écoles des Frères et le petit séminaire. Il a toujours bien subi ses examens. Il est pieux. Il aime la retraite et la prière. Il a une santé de fer et une assez bonne prestance, sa taille est élevée, il semble un petit hercule…» Dès après l’ordination, qu’il reçoit le 17 décembre 1892, il part pour la Chine. Dans les différents districts que lui confie le vicaire apostolique du Kiang-si oriental, Mgr Vie, il se distingue par son zèle et ses heureux succès, tant et si bien que c’est lui qui, à la mort de Mgr Vie, reçoit, avec l’épiscopat, la charge d’administrer le vicariat, grand comme dix départements français, peuplé de huit millions d’habitants, sur lesquels on compte environ vingt-trois mille baptisés et trente-trois prêtres. La guerre de 1914 et ses suites l’empêchant de recevoir le personnel désiré, il appelle à son secours la province occidentale des États-Unis… Les confrères américains répondent généreusement. Mais, délicatement, Mgr Clerc-Renaud comprend qu’à leur tête un évêque américain serait mieux à sa place. Et il démissionne. Mgr Clerc-Renaud appréciait avec réalisme le climat moral de la Chine d’alors, et, en 1927, il a écrit cette phrase à laquelle l’actualité donne son plein sens : «L’étranger, voilà l’ennemi ! Si nous sommes encore de ce monde, c’est que la Chine a encore un peu de crainte ; mais si elle se sentait assez forte, elle irait certainement aux derniers excès» 13).

1) Notices, III, p. 708.
2) Notices, I, p. 71.
3) Annales t. 100. pp. 845-855.

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