Deuxième dimanche du temps ordinaire (A) [José Antonio Pagola]

Francisco Javier Fernández ChentoHomélies et réflexions, Année ALeave a Comment

CRÉDITS
Auteur: José Antonio Pagola · Traducteur : Carlos Orduna, csv. · Année de la première publication : 2014 · La source : Reseau d’evangelisation Bonnes Nouvelles.
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Avec le feu de l’Esprit

jose_antonio_pagolaLes premières communautés chrétiennes ont fait très attention à bien distinguer le baptême de Jean, qui immergeait les gens dans les eaux du Jourdain et le baptême de Jésus, qui communiquait son Esprit pour purifier,  renouveler et transformer le cœur de ses disciples. Sans cet Esprit de Jésus, l’Eglise s’éteint et disparaît.

Seul l’Esprit de Jésus peut introduire plus de vérité dans le christianisme actuel. Seul son Esprit peut nous conduire  à recouvrer notre véritable identité, en abandonnant des chemins qui nous détournent sans cesse  de l’Evangile. Seul cet Esprit peut nous donner force et lumière pour entreprendre le renouveau dont l’Eglise a besoin aujourd’hui.

Le Pape François sait très bien que le plus grand obstacle pour mettre en marche une nouvelle étape d’évangélisation est la médiocrité spirituelle.  Il l’affirme de façon tranchante. Il souhaite encourager de toutes ses forces une étape “plus ardente, joyeuse, généreuse, audacieuse, pleine d’amour jusqu’à la fin et pleine d’une vie qui se communique”. Mais tout cela sera insuffisant, « si dans les cœurs ne brûle pas le feu de l’Esprit ».

C’est pourquoi, il cherche pour l’Eglise de ce temps, “des évangélisateurs avec Esprit”, ouverts sans peur à son action et qui trouvent dans cet Esprit Saint de Jésus  “la force pour annoncer la vérité de l’Evangile avec audace, à haute voix, toujours et partout, même à contre courant ».

Le renouveau que le Pape veut stimuler dans le christianisme actuel devient impossible « lorsque le manque d’une spiritualité profonde  se traduit en pessimisme, en fatalisme et en méfiance », ou quand il nous mène à penser que « rien ne peut changer » et « qu’il est donc inutile de s’efforcer », ou lorsque nous baissons les bras définitivement, « sous l’emprise d’un mécontentement chronique ou d’une tristesse spirituelle qui dessèche l’âme ».

François nous avertit que “nous perdons parfois l’enthousiasme lorsque nous oublions que l’Evangile répond aux besoins les plus profonds des personnes ». Il n’en est cependant pas ainsi. Le Pape exprime avec force sa conviction : « avoir connu Jésus n’est pas la même chose que de ne pas le connaître, cheminer avec lui n’est pas l’équivalent de cheminer à tâtons, pouvoir l’entendre n’est pas la même chose  que d’ignorer sa Parole… Ce n’est pas pareil d’essayer de bâtir un monde  avec son Evangile  que de le faire avec sa seule raison ».

Tout cela est à découvrir à travers notre expérience personnelle de Jésus. Autrement, celui qui ne l’a pas découvert, « manquera bientôt de force et de passion; et une personne qui n’est pas convaincue, enthousiasmée, sûre, passionnée, ne peut convaincre personne ». N’est-ce pas là (Ne réside-t-il pas ici) l’un des principaux obstacles pour lancer le renouveau voulu  par le Pape François?

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